Παρακαλούμε τεχνίτης

Prière monastique du XIIe siècle
Apprends-moi, Seigneur, à bien user du temps que tu me donnes pour travailler
Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la paix. Aide-moi au départ de l’ouvrage. Aide-moi au cœur du labeurEt surtout comble toi-même les vides de mon oeuvre : Seigneur, dans tout labeur de mes mains laisse une grâce de Toi pour parler aux autres et un défaut de moi pour parler moi-même.

Garde en moi l’espérance de la perfection, sans quoi je perdrais cœur. Garde-moi dans l’impuissance de la perfection, sans quoi je me perdrais d’orgueil

Seigneur, ne me laisse jamais oublier que tout travail est vide sauf là où il y a amour

Seigneur, enseigne-moi à prier avec mes mains, mes bras et toutes mes forces. Rappelle-moi que l’ouvrage de mes mains t’appartient et qu’il m’appartient de te le rendre en le donnantQue si je fais pour plaire aux autres, comme la fleur de l’herbe je fanerai au soir. Mais si je fais pour l’amour du bien, je demeurerai dans le bien. Et le temps de faire bien et à ta gloire, c’est tout de suite.

Amen

της παράδοσης…

« Nous sommes des nains juchés sur les épaules de géants ; nous voyons plus qu’eux, et plus loin ; non que notre regard soit perçant, ni élevée notre taille, mais nous sommes élevés, exhaussés, par leur stature gigantesque ».

Cette citation de Bernard de Chartres (XIIe siècle) trouvée dans le dernier livre de Rémi Brague, Modérément moderne (Editions Flammarion), me paraît toujours plus lumineuse chaque fois que je la lis. La tradition n’est jamais ce que les traditionalistes ou les progressistes en disent. La tradition ignore résolument les clivages. Elle ne connait même pas la confrontation. La tradition se résume à un profond sentiment d’équilibre et de sérénité. Que l’on plonge en elle, et immédiatement, nous apparaît qu’elle est inaccessible à la plupart des hommes, que rares sont ceux dont elle pourrait être fière, qu’ils étaient toujours armés d’une humilité prodigieuse. Mais tous ceux qui ont voulu la mettre en cage parce qu’ils détestaient son influence ou ceux qui ont agi de même parce qu’ils voulaient la protéger d’elle-même et la garder pour eux, n’y ont compris ou vu goutte. La tradition est inaltérable. Contrairement à une idée répandue, sa destruction s’avère impossible. Au pire, est-il possible de l’oublier. Et l’oublier ne lui fait aucun mal. Elle sait se réserver. Elle n’est jamais pressée, prise d’affolement face à son époque. Elle prend son temps, puisqu’elle l’accompagne. Si les hommes l’oublient, elle sait laisser des traces de-ci de-là afin que l’on redécouvre son existence le moment voulu.

Elle est comme l’eau : personne ne peut la casser ou la retenir.

Il faudrait presque ne pas s’y référer. Il faudrait faire comme si elle n’était pas là. Nous la méritons si peuElle perd tout de suite de son lustre quand on en parle, quand on la descend à notre niveau. La tradition est intrinsèquement liée à la vie ; en réalité, elles ne font qu’un. Elles vont de conserve.

Extrait de La Sainte Messe, hier, aujourd’hui et demain, citation de Monsieur Dominique Ponnau, directeur de l’Ecole du Louvre, Conférence donnée au Mans, le 19 septembre 1998.

Je me souviens. Ce souvenir est pour moi une référence culturelle et humaine quasi de chaque jour. C’était en juin 1985, à Pont-à-Mousson, à la fin du colloqueMusiques dans l’Eglise d’aujourd’hui”. Maurice Fleuret — en paix soit son âme —, le magnifique directeur de la musique et de la danse du ministre Jack Lang, l’ami de Pierre Mauroy, l’homme de gauche, le promoteur aussi éclairé que déterminé de la musique contemporaine, prit la parole. Parole de feu. De supplication ; on peut le dire, puisque lui-même supplia. Je le citerai ad sensum, mais ce mot je ne l’ai jamais oublié : il est de lui. Evoquant ce que la musique occidentale, depuis les origines jusqu’à nos jours, devait à l’Eglise, à la liturgie de l’Eglise, ce que devait à la musique de l’Eglise la musique de Monteverdi, de Bach, de Mozart, de Beethoven, de Stravinski, de Messiaen : tout. A la musique liturgique de l’Eglise, la musique occidentale devait tout, είπε. Et lui-même, Maurice Fleuret, dans sa propre vie de musicien, à la musique de l’Eglise, que devait-il ? Tout. Il lui devait tout, είπε. Et cette musique occidentale qui devait tout à l’Eglise, à la liturgie de l’Eglise, que devait-elle au chant grégorien ? Tout, είπε. Au chant grégorien, toute la musique occidentale, είπε, devait tout. Mais l’Esprit du chant grégorien, είπε, cet esprit dont il ne pouvait imaginer qu’il cessât de souffler, où se respirait-il ? Dans la liturgie, είπε. Et c’est à ce moment qu’il supplia l’Eglise… : Je vous en supplie, s’exclama-t-il, à l’intention des ecclésiastiques présents, ne laissez pas à l’Etat le monopole du chant grégorien. Il est fait pour la liturgie. Et c’est dans la liturgie qu’il faut le pratiquer.

χριστιανική μαρτυρία – 2

Όταν η J & rsquo? Ξεκίνησα αυτό το blog, γρήγορα M & rsquo? ήρθε & rsquo s? d & rsquo ιδέα? γράψει στον Λειτουργία. Να μη ζητήσει ένα ειδικό καθεστώς, mais pour partager mon expérience de ce qui représente le coeur de la vie d’un chrétien. Υπήρχαν δύο δρόμοι που επρόκειτο να συγχωνευθούν : Έπρεπε να πει το Mass (και τα οφέλη της), και στη συνέχεια να αναθέσει το μονοπάτι που η & rsquo? είχε αποκαλύψει.

μέρος 2 : le christianisme, roi des communautésAu pied de l’autel

Lorsque je vivais à Londres, la pensée de la spiritualité n’a cessé de m’habiter. Ma quête se résumait à la recherche permanente de la vie intérieure. Ce cœur qui bat, qui palpite ne pouvait être que chair et sang. C’était là mon intuition. Vingt-cinq ans plus tard, c’est une certitude qui m’habite : ne pas laisser battre et palpiter ce cœur sans lui accorder suffisamment de temps, d’attention et d’affection. Sans cesse, chercher à approfondir ce mystère qui l’entoure. Tout ce qui empêche ce dialogue, tout ce qui interfère avec cette liaison, provoque mon plus profond mépris. Cette intimité brûlante a de parfaits ennemis ourdis par le monde moderne, des ennemis comme le communautarisme et le syncrétisme.

Συνέχισε να διαβάζεις “χριστιανική μαρτυρία – 2”

L’abandon de Benoît XVI

Océan

Eli, Eli lama sabachtani ?” 1 Lorsque Benoît XVI signifie, en quelques mots simples, qu’il renonce à la fonction de pape, c’est un tremblement de terre qui secoue le monde et qui frappe les catholiques. Les bruits les plus farfelus courent et chacun de s’interroger sur les causes de cette décision qui, même si elle n’est pas unique, provoque la stupeur. Personnellement deux sentiments m’habitent : l’abandon et la tristesse, son poisson-pilote, pour ne pas dire la désolation. L’abandon ressemble à un écho qui ne cesse de se reproduire et de s’amplifier, comme une plainte entêtante.

Συνέχισε να διαβάζεις L’abandon de Benoît XVI

χριστιανική μαρτυρία

Όταν η J & rsquo? Ξεκίνησα αυτό το blog, γρήγορα M & rsquo? ήρθε & rsquo s? d & rsquo ιδέα? γράψει στον Λειτουργία. Να μη ζητήσει ένα ειδικό καθεστώς, αλλά για να μοιραστώ την εμπειρία μου για το τι είναι η καρδιά της ζωής & rsquo? Χριστιανός. Υπήρχαν δύο δρόμοι που επρόκειτο να συγχωνευθούν : Έπρεπε να πει το Mass (και τα οφέλη της), και στη συνέχεια να αναθέσει το μονοπάτι που η & rsquo? είχε αποκαλύψει.

μέρος 1 : Ποια μάζα για την οποία εκκλησίας ? – Μπροστά & rsquo? Εκκλησία

Prêtres en soutaneΚατά τη διάρκεια του έτους 1987, Νόμιζα ότι είχε έρθει ο χρόνος μου. Η ζωή μου κατέρρεε. Η ζωή ποτέ δεν θα καταρρεύσει, Θα βάλω μερικά χρόνια για να καταλάβουν ; ή στάσεις, ή καθίσταται. Η ζωή μου ήταν τόσο μεταμορφώθηκε, βιαίως, βαθιά, που μου πρόσφερε ηenantiodromos comme disent les Grecs. Οι enantiodromos είναι αυτός ο δρόμος που χωρίζει, που διαχωρίζει, που γίνεται δύο, και αντί να αντιμετωπίζουμε την επιλογή. Οι enantiodromos βοήθησε να καταλάβω τι είναι ελευθερία. Αυτή ήταν μια άνευ προηγουμένου κατάσταση, I & rsquo? Πάω & rsquo? Συνειδητοποιώντας. Αυτή η διέλευση όταν η ζωή παίρνει μια στροφή αρκετά απροσδόκητο σηματοδοτεί τη μετάβαση από την παιδική ηλικία στην ενηλικίωση. Αυτή τη στιγμή δεν έχει ηλικία. Θέλω να πω ότι μπορεί κανείς να ζήσει σε οποιαδήποτε ηλικία. Δεν θα πρέπει να είναι να μην ζήσει. Δεν καταλαβαίνω αυτό που διαφοροποιεί την ελευθερία που σημειώθηκαν κατά την ελευθερία της παιδικής ηλικίας έχει επιλεγεί στην ενηλικίωση. Επειδή η επιλογή, γινόμαστε άλλο ; η εμπειρία μας δείχνει και δίνει ένα πλαίσιο και το θεμέλιο για την προσωπικότητα.

Συνέχισε να διαβάζεις “χριστιανική μαρτυρία”

Monseigneur Centène

Les Vannetais sont des gens bien lotis. L’homélie de Monseigneur Centène en la cathédrale Saint-Pierre de Vannes dimanche dernier revigore. Ce n’est pas la première fois que les homélies de Monseigneur Centène sont citées sur les sites catholiques, et au vu de la qualité de celles-ci, ce n’est pas près de finir.

Συνέχισε να διαβάζεις Monseigneur Centène…”

Prêtre « génération Benoit XVI »

Cher Monsieur l’Abbé,

C’est avec grand plaisir que je salue votre départ. Non pas que je sois heureux que vous quittiez la chapelle Notre-Dame du Lys, mais parce que je suis heureux de vous avoir rencontré et que vous continuiez votre sacerdoce en montrant l’exemple du prêtre selon Benoit XVI.

Hier, pour la fête de la Sainte Trinité, vous avez célébré votre dernière messe selon le rite extraordinaire dans le 15e arrondissement de Paris. Dans cette petite chapelle si pieuse, où vous êtes arrivé en 2009 lorsque le diocèse de Paris a commencé à assumer la responsabilité de la chapelle et à nommer des prêtres à son service. Et alors que vous aviez déjà été ordonné prêtre depuis presque dix années, vous avez appris à célébrer la messe selon le missel de 1962 ! Belle leçon d’humilité ! Vous vous êtes coulé dans le moule de la forme bi-millénaire. Pour répondre à la demande de vos supérieurs, mais aussi à celle d’un groupe d’irréductibles fidèles amoureux du rite extraordinaire.

Συνέχισε να διαβάζεις Prêtre « génération Benoit XVI »