Tunnustus pelaaja

On kaksi vuosikymmentä, Kirjoitin tämän pienen tekstin jalkapalloilija, Diego Maradona. Ne, jotka ajattelevat mitään urheilun löydät täältä kaksi kirjallisuusviitteineen : ensimmäisenä linkit tämän tekstin vie Homer ja päivämäärä tunkeutuminen egon tarina ja toinen Joyce yksinpuhelu joka jatkuu kyseenalaistaa olemassaoloa.

Otin hyväksyttävää : Minusta tuli aikuinen.

Niinpä aloitin karkottamista tämän.

Octavio Paz

Napoliset ovat nyt suuren heimon ...

jotka päättivät mennä ulos, hylättiin uuden vallan,

toisin sanoen, mitä me kutsumme historiaa, tai

nykyaikaisuus ... Se on kieltäytymistä, alkaen sydän

yhteisöllisyys (joukkoitsemurha tiedossa

karjoissa eläinten) ; kohtalokas negaatio

joita vastaan ​​ei ole mitään tekemistä. se aiheuttaa

syvä melankolia, kuten kaikki tragedioita

jotka tapahtuvat hitaasti ; mutta myös, syvä

lohdutus, koska tämä kieltäytyminen, tämän kieltäminen

historia ovat kohtuulliset, ovat pyhää.

Pier Paolo Pasolini

Ardeur ardeur mon cœur je n’ai jamais été fait pour l’introspection ce que je voulais c’était aller toujours de l’avant dans la nuit dans la fête de la nuit et dans la jouissance du dimanche lorsque le stade San Paolo vibrait que les Napolitains s’époumonaient j’aurais pu entendre leurs cris au fond d’une grotte si on m’avait enfermé tout au fond du Vésuve leurs cris auraient fait s’écrouler le majestueux le grand l’impossible Vésuve lui qui s’était tu parce que quand je suis arrivé ici je suis arrivé par les airs et déjà oui déjà j’ai su j’ai dit Ardeur mon cœur et là ils étaient soixante-dix milles à m’attendre et là je l’ai vu il est devenu vert de rage personne ne lui avait jamais infligé un tel camouflet personne ne s’était moqué de lui en public de cette manière personne n’avait posé le pied près de lui et dit maintenant tu n’es plus la seule merveille de ces lieux alors j’ai dit je bâtis à partir d’aujourd’hui mon empire à cet endroit et les soixante-dix mille Napolitains qui remplissaient le stade San Paolo ont dit

Täällä hän rakentaa valtakuntaansa ja tulemme tämän imperiumi

jamais ils n’avaient dit ça jamais ils ne s’étaient cru si forts jamais ils n’avaient affronté le Nord et son orgueil son argent son industrialisation sa morgue et ils le disaient le criaient le répétaient à l’envie ils savaient qu’ils pouvaient y croire qu’un rêve se réalisait et moi je suis arrivé par les airs je croyais que c’était l’ibérique qui était fait pour moi mais là-bas ils ne m’avaient pas cru oh que non ils ne m’avaient pas cru j’aime les Ibères je parle leur langue j’y ai joué en pays dominé comment l’esclave pourrait-il devenir le maître de l’exploiteur je me suis posé la question oh pas longtemps parce que je poussais mon cœur j’avais échoué chez les Ibères mais là-bas j’étais chez les riches j’étais chez les Catalans ils ont des millions et des millions de pesetas je n’avais pas de cause à défendre ils croyaient tout avoir que pouvais-je leur donner que pouvais-je leur offrir on ne peut offrir que l’esprit les Catalans croyaient qu’ils pouvaient l’acheter moi je m’en servais comme étendard l’esprit c’est quelque chose non ce n’est pas une signature au bas d’un contrat ce n’est pas la poudre aux yeux c’est un poème ça ne vaut rien mais aucun milliardaire ne peut se le payer eh bien c’est ça quand j’ai décollé de Barcelone quand j’ai tourné le dos à Nuñez et à tous ses dollars et ses pesetas je me suis dit Ardeur mon cœur là-bas tu bâtiras ton empire et jusqu’à la fin des temps on t’adoreras pour ce que tu as accompli aux pieds du Vésuve dans la cité parthénopéenne alors je suis parti le cœur léger et dans l’hélicoptère je me suis rappelé cette promesse que m’avait faite un joueur adverse alors que je venais de perdre cinq buts à zéro ô mon Dieu je me souviens de ce jour comme si c’était hier il est venu près de moi à la fin du match et il m’a dit

älä huoli, yksi päivä sinun on suurin pelaaja koskaan nähty maalla

Ilmeisesti tuolloin en tiennyt mitään siitä teki minut onnelliseksi tietysti mutta hävisin enkä halua enää koskaan se oli pää pitempi kuin minä ja hän kertoi, että olet on suurin pelaaja, joka kukaan ole koskaan nähnyt niin olin takaisin Villa Fiorito ja dona Tota Mamita yksi jota ilman tämä kaikki ei olisi tapahtunut hyvin dona Tota katsoi minua kaikki likainen ja mutainen kyyneleet silmissä ja sanoin hänelle sanoi mitä minulle kerrottiin toisen pojan ja hän kertoi minulle, että siellä todella on hänen äitinsä sanoa jotain, ja voimme uskoa, että hän kertoi minulle tämä on totta päivä on suurin toimija maailmassa sitten hän laski kätensä poskeani poistettu multaa jonka täytyi tuntui liian naamaani, että kaikki oli tehty ja hän sanoi Pelusa (Hän on aina kutsui minua hyvin, koska minun tukka mätäs Pelusa voit kouluttaa itse ja tullut suurin pelaaja maailma on koskaan tuntenut minua hyvin te usko minua hyvin ja uskoin sen siksi sanon Ardour sydäntäni koska mielestäni seitsemänkymmentätuhatta Napoliset kokoontuivat San Paolo stadionin uskovat myös

ja haluan maailman uskomaan

Jusqu’à Barcelone tout avait été très vite et très facilement mais après mon départ de Catalogne j’ai eu un peu de temps pour me rendre compte que la voie qui paraissait toute tracée devant moi depuis depuis je ne me rappelle plus disons depuis toujours connaîtrait quelques difficultés que je n’avais pas prévues tout ça parce que depuis que je marchais je suivais un ballon au début c’était une petite pelote de chiffons attachés entre eux après j’ai eu mon premier ballon il n’était rien qu’à moi j’avais trois ans je dormais toute la nuit avec je traçais des arabesques en rêve des dribbles inarrêtables des buts incroyables tout a été si vite je m’en souviens comme si c’était hier tous mes amis de Villa Fiorito ce bidonville triste et gris à la périphérie de Buenos Aires mais rien n’était triste et gris pour moi je prenais le ballon et je jouais avec je jonglais à perdre haleine quand j’ai eu neuf ans oui je m’en souviens j’ai eu neuf ans et un homme est passé devant notre maison il a dit combien de jonglages tu peux faire sans que la balle ne touche terre je l’ai regardé et je lui ai dit qu’il n’y avait pas de limite que c’était lui qui fixait les limites alors il m’a proposé de jongler à la mi-temps des matches de l’équipe locale j’ai couru jusqu’à dona Tota car c’était maman qui décidait et elle a dit d’accord tu veux montrer ce que tu sais faire elle savait bien dona Tota que ce que je voulais plus que tout c’était toucher caresser ce ballon dont je ne pouvais me détacher alors elle a dit d’accord et le dimanche suivant je me suis avancé sur le terrain il y avait des milliers de gens qui suivaient les exploits de leur équipe moi je n’étais qu’un petit garçon de neuf ans nous n’étions pas encore entré dans les années soixante-dix et mon équipe s’appelait Los Cebollitas? je m’en souviens comme si c’était hier oh je sais bien que cela paraîtra bête à certains mais qui d’autre que moi a été autant aimé et autant détesté quoi que j’ai fait il y a toujours eu des gens pour me prendre en grippe pour ne rien comprendre à mes actes les plus simples mais moi oh s’ils savaient tous ces gens s’ils pouvaient avoir conscience de ça que pour moi rien n’est plus important que le jeu le jeu de ballon le football évidemment ils parleront de mon univers saturé par la balle mais moi si je les regarde dans les yeux c’est eux qui baissent les yeux c’est eux qui ont tort de me juger et je suis sûr qu’ils le savent car comment dire je suis sûr qu’ils le ressentent que je n’ai pas mérité à ce point leur haine que cette haine n’existe que parce qu’ils sont jaloux jaloux il n’y a rien d’autre à dire eh bien moi je dis qu’ils n’ont pas de raison d’être jaloux car ils ne se rendent pas compte de ce que c’est que de naître dans cette petite maison de Villa Fiorito dans un quartier aussi pauvre et ils n’imaginent pas ce que c’est que de grandir dans une si petite maison grande comme une salle de bain avec deux frères et cinq sœurs ils ne le savent pas oh non ils n’en ont aucune idée ceux qui jugent sont ceux qui n’ont jamais connu la pauvreté alors moi je vois les yeux de cet homme un homme grand et bien habillé je vois ces yeux je l’avais déjà vu passer dans la rue et s’arrêter pour me regarder je lève la tête et il me dit ça te plairait de montrer ce que tu sais faire alors moi je dis après avoir demandé à dona Tota mais bien sûr et il me dit comment tu t’appelles et je lui dis Diego el Niño de Oro? j’avais envie de rajouter rappelez-vous de ce nom mais j’ai vu dans ses yeux que ce n’était pas la peine qu’il s’en souvenait déjà qu’il s’en souviendrait toujours alors le dimanche suivant il est venu nous chercher dona Tota papa Diego et mes frères et mes sœurs il a payé le bus à tout le monde et on est allés au stade là il a installé ma famille dans les tribunes et moi il m’a fait prendre un passage souterrain j’ai croisé des joueurs et des entraîneurs ils avaient tous de beaux équipements il m’a donné des chaussures neuves un maillot et un short et il m’a dit c’est à toi Pelusa c’est dona Tota qui lui a dit comment elle m’appelait mon surnom et il m’a poussé dans le dos moi je portais mon ballon un ballon tout neuf qu’il m’avait donné sous le bras je me suis avancé et j’ai senti la foule des milliers de gens qui ne comprenaient pas moi non plus je ne comprenais pas tout des milliers de gens qui riaient et plaisantaient ou étaient tristes à la mi-temps parce que leur équipe gagnait ou perdait des milliers de gens qui normalement attendent impatiemment que la mi-temps finisse pour voir leur équipe en découdre eh bien ces milliers de braves Argentins ont vu une petite forme apparaître sur le terrain vide le terrain n’était qu’à moi je n’avais pas à le partager avec les joueurs de mon équipe je n’avais pas à le partager avec les joueurs adverses je n’avais pas à le partager avec les arbitres j’avais juste quelques minutes pour montrer ce que je savais faire et j’ai entendu le speaker dire voici el Niño de Oro le roi du jonglage et j’ai posé le ballon et le speaker finissait sa phrase que je me suis dit ils ne retiennent pas mon nom ils l’ont juste entendu ils l’ont oublié je me suis dit il faut qu’ils disent mon nom il faut qu’ils s’en souviennent et j’ai posé le ballon et je l’ai relevé de mon pied gauche et j’ai jonglé presque un millier de fois s’ils m’avaient laissé faire j’aurai jonglé pour chaque spectateur mais la mi-temps était finie alors j’ai pris mon ballon et je suis rentré aux vestiaires quand j’ai quitté la pelouse j’ai cherché dona Tota mais je ne l’ai pas trouvée il y avait trop de monde et j’ai vu les joueurs des équipes qui attendaient sur le bord du terrain en me regardant et j’ai su qu’ils commençaient tous à dire mon nom c’est là que j’ai su et j’étais heureux car ils étaient heureux c’était l’époque où je rêvais d’être une idole comme Rojitas la star de Boca Juniors ou Pavoni je rêvais mais sûrement pas d’arriver si haut mais je crois que les gens qui étaient présents savaient eux que j’irai plus haut et l’homme qui m’avait demandé de venir aussi il le savait il m’a pris par la main et il m’a proposé de revenir le dimanche suivant j’ai failli dire oui tout de suite et je me suis souvenu que je devais demander à dona Tota car sans mamita tout ça n’était pas possible il fallait son autorisation mais dona Tota elle voulait tout pour son fils elle voulait qu’il ait ce qu’il y avait de mieux et encore ce n’était pas suffisant enfin elle a dit oui un oui ferme à l’homme qui répétait mon nom comme si c’était celui d’une sainte catholique il répétait mon nom et j’avais l’impression d’un murmure qui allait en s’amplifiant Tota mais aussi papa Diego qu’on surnommait Chitoro m’ont toujours protégé j’ai toujours voulu les avoir près de moi et j’ai toujours voulu les protéger quand j’en ai eu les moyens que eux aussi aient ce qu’il y avait de mieux comme mes frères et sœurs comme ma femme Claudia comme tous mes amis mes nombreux amis ceux pour qui je n’aurais jamais failli je leur suis toujours fidèle alors que toujours je lisais dans la presse les mêmes allégations au sujet de mon clan mais ils ne comprennent rien tous ces journalistes ils n’ont jamais rien compris le clan comme ils l’appelaient ce n’était rien d’autre que ma famille et mes amis et moi je ne suis heureux qu’avec les gens que j’aime autour de moi et qu’est-ce qu’ils espéraient ces journalistes je vous le demande moi qu’est-ce qu’ils espéraient sinon nous souder un peu plus à chacune de leurs attaques mais ils avaient tort parce que malgré ces milliards que je gagnais je ne changeais pas et mes relations avec mes amis ne changeaient pas non plus les journalistes ils avaient tort même s’ils avaient raison ils avaient tort parce qu’avec mes amis nous étions de la même étoffe je les ai presque tous connus à Villa Fiorito nous avons fait les mêmes bêtises ensemble alors quand j’ai un moment je pense à eux ou je me rapproche d’eux car il ne faut pas oublier d’où l’on vient cette tribu c’était mon refuge qui n’a jamais connu l’exil ne peut pas comprendre parce que l’exil c’est dur et c’est long comme un hiver sans fin ma tribu elle m’a protégé de l’adulation excessive dont j’ai été victime en fait je vois bien maintenant la seule peur que j’ai jamais eu mais alors c’est une peur qui est en moi qui fait partie de moi c’est la peur d’être seul on peut être acclamé par des dizaines de milliers de personnes on peut être adulé par des millions de gamins on est seul le soir après le match quand on rentre chez soi alors moi je ne voulais pas être seul je voulais être à Villa Fiorito comme au début quand l’homme est venu et qu’il m’a demandé tu veux montrer au monde ce que tu sais faire je voulais être avec ma famille pouvoir déguster un asado? turvapaikan ja käpertyä syliini Dona Tota ja suudella sinun piti rintaman nostalgiaa ja kunnioittaa jossa voi vain syyttää minua, vaan se, joka ei ymmärrä ei ole sydäntä oh kuinka monet toimittajat ovat sydän voimme aina sanoa mitä haluat, mutta olen yksi niistä henkilöistä gente ja tulen aina taistelemaan puolestaan ​​Muistan monta vuotta myöhemmin Marciano Grondona joka on tähti Argentiinan television ja kuuluisa sosiologi oli sanonut minusta

ulkomaailmaan on jaettu vähemmistö joidenkin poliitikkojen toimittajia ja johtajia, jotka haluavat käyttää häntä ja ihmiset hän tuntee kuuluu kansalle

et les gens ce n’est pas ce satané Nuñez à cause de qui j’ai perdu deux ans à Barcelone ô mon Dieu quelle expérience que ces deux années à Barcelone je suis vraiment heureux de m’en être sorti c’est ça de m’en être sorti comme on sort du tunnel ou d’une grotte où j’aurais été retenu contre mon gré ce n’est pas Barcelone ou les Catalans qui sont en cause ils m’ont donné beaucoup et je regrette de ne leur avoir rendu que quelques bribes il faut croire que l’Espagne et spécialement Barcelone n’étaient pas faites pour moi comment dire quand les ondes sont négatives il ne faut pas insister c’est ça il ne faut pas insister il faut déguerpir au plus vite taïaut taïaut je crois qu’on peut dire que j’ai fui Barcelone Nunez et son compère Gaspard ah mon Dieu le président du football club de Barcelone et son adjoint qu’est-ce qu’ils m’en ont fait voir ces deux-là même si c’est vrai je le reconnais qui a dit enfin mais oui je le reconnais ce transfert à Barcelone a failli me faire perdre la tête je vois encore la tête de Francisco le réceptionniste de l’Avenida palace où j’ai logé en arrivant je me souviens quand il nous a vu arriver moi et ma tribu dans le hall marbré de son luxueux hôtel il n’avait jamais vu ça j’étais pire qu’une rock star j’avais la tête chavirée prise dans un étau je n’étais bien que sur le terrain j’avais juste 21 Minulla oli vuosia Villa Fiorito enkä tiedä hyviä tapoja oh varmasti Minä tein hulluksi mutta niiden on välttämättä sisällä kaikkia näitä hienoja kollegat kyllä ​​ah se heidän täytyy välttämättä sisällä jotain, joka on ylellisyyttä nauroin hänen kasvonsa I löi rikkaus Olen löi on enemmän äveriäs että se oli kilpailu sitähän meidän täytyy ymmärtää on röyhkeä rikkaus Villa Fiorito lapsi joten minun täytyi olla vieläkin hävytön aiheelliseksi minulle se ei olisi koskaan ollutkaan minulle, koska minä palvella ja käytän kesällä olimme 1982 et ah oui j’aurai dû me douter que Barcelone n’était pas pour moi ma jeune et précoce réputation venait de subir sa première estocade je venais de jouer la coupe du monde avec l’Argentine et oh tout cela était trop lourd pour moi où était passé l’amusement des terrains de Villa Fiorito les parties effrénées avec les Cebollitas que je n’oublierai jamais avec Argentinos Junior où l’on passait son temps à essayer de ne pas descendre en seconde division c’est peut-être là que j’ai fait le plus d’exploits mon Dieu le nombre d’exploits que j’ai accompli sous ce maillot rouge et puis après il y a eu Boca Junior le plus grand club argentin et le titre de champion le premier non le deuxième titre avant il y avait eu le magnifique championnat du monde junior au Japon ô mon Dieu comme tout cela peut paraître loin alors que je vole au-dessus de la méditerranée pour rejoindre Naples tout est si loin et le jeu que reste-t-il du jeu un jour Luis-César Menotti qui m’a sélectionné la première fois pour jouer avec l’Argentine j’avais 16 vuotta luoja tämä on sikäli kuin minä 16 ja olin pukeutunut sininen ja valkoinen jersey Argentiinan Me El Niño valikoima Oro mitään muuta normaalista sitten ajattelin mitään muuta normaalista kaikki oli niin nopea kuin vuotta aiemmin olin häntä minun ensimmäinen peli Argentiinan pääsarjassa olin Mozartin jalkapallon olin Rimbaud olin Jumala ja Jumala ei pidä niitä valitsemiensa uskovat häntä väkevämmät se mitä hän halusi minun ymmärtää ehkä, ja sitten oli tämä kahtiajako ensimmäinen voi olla vaikeampi kantaa kun Menotti Menotti soitti minulle he kutsuvat el Flaco? koska se on iso ja pitkä kuin sikarin Menotti soitti minulle ja sanoi,

Nino tu kuten 17 vuotta teillä on edessänne pitkä ura olet hämmästyttävä soittimen ja voit pelata paljon enemmän kisoissa

Hän oli oikeassa tietysti aika osoittautui oikein hänelle, hän oli oikeassa, mutta hän oli väärässä pidän ikuinen repiä parantunut haava koskaan tarvitse lähteä valmisteluun joukkueen ja olleen tämän MM se Mundial 1978 Meidän Mundial Katsoja television ääressä minun piti ostaa Tota ja vaihe lopullista olin valmis minun papellitos näitä pieniä papereita jossa argentiinalaiset muita kirjoitetaan rakkauden sanoja pelaajille ja me swing alkuun valkaisuainetta olin surullinen se oli toinen kerta itkin koska jalkapallo ensimmäinen oli menettänyt kanssa Cebollitas kun poika tuli kertomaan minulle, että jonain päivänä olemaan suurin pelaaja maailma itkin ja ajattelin toissapäivänä siellä oli useita kuukausia olin jongleerausta puoliajalla otteluiden ja tv-ryhmä tuli kuvaamaan minua toimittaja lähestyi minua hän tuli kaikki viereeni hänen iso mikrofoni hän pyysi

East kerro mitä ihmelapsi että sinulla on unelma

je lui ai répondu j’en ai deux le premier c’est de jouer la Coupe du monde le second c’est de la gagner il était resté bouche bée le journaliste mais lui aussi il se souviendrait de mon nom j’ai deux rêves jouer la coupe du monde et la gagner il me faudra deux Coupes du monde pour réaliser ces rêves des rêves j’en ai encore d’autres et j’en ferai d’autres ma tête est toujours pleine de rêves ah comme j’aurais aimé jouer aux côtés de Kempes et Luque je n’ai pas réussi à en vouloir à Menotti il avait fait gagner mon pays c’était la première Coupe de monde que l’on gagnait et on respirait mieux dans les rues de Buenos Aires malgré la junte militaire et le colonel Videla qui nous tenait dans sa main de fer ça nous a donné un peu d’air à nous autres Argentins ça nous a donné de l’oxygène et on était très fiers d’avoir gagné ce titre mais moi je restais sur ma faim alors Menotti qui m’aimait comme un fils je le sais maintenant je l’ai toujours su Menotti m’aimait comme un fils et il m’a offert un écrin et un auditoire et il m’a dit maintenant montre ce que tu sais faire c’était à Tokyo l’année suivante cette équipe de moins de 21 vuotta tämä on ylivoimaisesti paras joukkue olen koskaan pelannut se oli mahtavaa tulimme Japaniin kanssa päähänpiintymä Molempien eläkeläiset vuosi sitten ja olemme konsertoinut kuusi peliä kuudelle voittoja 20 tavoitteita eduksemme ja 2 vastaan ​​minä nimettiin paras pelaaja ja paras maalintekijä Ramon Diaz edessäni paras joukkue olen koskaan pelannut ylivoimaisesti Gabriel Calderon Ramon Diaz Carabelli Muistan kaikki pelaajat, jotka koostuvat mitä Tokion joukkue oli todella täyttäminen unelma, mutta olen jo nähnyt muita haasteita tulee ennen minua, kun menin pelata Boca Junior useita kertoja olen kaatunut Bombonera notre stade mythique c’était soixante mille supporters qui criaient mon nom et chantaient à l’unisson Diego Diego rien que de m’en souvenir j’en ai des frissons dans le dos qui n’a pas connu cela ne peut comprendre ce que l’on ressent quand on marque un but et que le stade chavire la communion qui s’instaure alors entre le joueur et le public j’avais vingt ans et j’étais l’idole d’un pays j’avais vingt ans et j’étais le centre du monde puisque pour moi le centre du monde était un ballon soixante mille spectateurs qui scandent votre nom voilà qui peut faire perdre la tête à n’importe qui sans parler des milliers d’autres devant leur télévision sans parler des articles m’appelant le nouveau Pelé sans parler des milliers de dollars qui nous avaient permis de quitter Villa Fiorito et de vivre mes frères et sœurs et dona Tota et don Diego et moi dans un appartement qui paraissait si cossu comparé à Villa Fiorito et comme j’aime être entouré de ceux que j’aime oh oui j’aime être près de ceux que j’aime eh bien j’avais offert des appartements aux amis de don Diego qui vivaient encore à Esquina un autre faubourg pauvre de Buenos Aires et notamment Rodolfo Gonzalez ce jeune sourd-muet qui restait des heures à me regarder tripoter la balle tous ces gens oui des gens pas des puissants des gens comme moi sauf que moi j’avais le don du football que grâce à lui je gagnais beaucoup d’argent et qu’ainsi je faisais plaisir à ceux que j’aime Tota disait toujours quand on a de l’argent on en fait profiter la famille alors moi c’est ce que je fais et je faisais bien de toute façon personne ne peut me dire ce que je dois faire et puis ma famille mes amis c’est eux qui m’ont entouré le jour où Menotti m’a dit Nino tu as 17 vuotta teillä on edessänne, olet pitkän uran valtava pelaaja ja voit pelata paljon enemmän kisoissa ja että olen kiitollinen, koska ilman heitä en olisi pidetty Itkin niin paljon halusin niin kovasti kättäni niin kun Japani tuli, kun voitin Junior World Cup ei ollut kosto ei ei ei ollut käsi kun palaa lavalle kaikki televisiot puolilla maailmaa tehnyt nimeni kaikki sanoi kyllä ​​Diego siinä kaikki sanoi rukouksen Diego joten sanoin, että minä olen Niño I Pelusa I Diego ja jopa minulle sillä hetkellä tunsin annoin iloa muille ja sitten Menotti sanat olet Nino tuloa 17 ans tu as devant toi une longue carrière tu es un joueur prodigieux et tu joueras beaucoup d’autres coupes du monde alors là je me suis dit et je vais gagner oui je vais gagner pour que le monde continue à répéter Diego c’était comme une drogue alors le japon ce n’était pas une revanche non non quand j’ai brandi la coupe avec Simon Diaz et Calderon je me suis dit ce n’est que le début ce n’est pas ma revanche pas encore parce que quand le journaliste s’était approché de moi avec son gros micro et qu’il m’avait demandé j’avais neuf ans et je ne riais pas j’avais neuf ans et j’étais seul c’est peut-être ça seul avec le ballon mon ballon alors je ne savais pas ce que c’était que la solitude j’étais sérieux et j’étais seul alors le journaliste a dit dis-moi petit prodige est-ce que tu as un rêve je lui avais répondu j’en ai deux le premier c’est de jouer la coupe du monde le second de la gagner et moi j’étais si sérieux que le journaliste en était resté bouché bée et maintenant maintenant je ne l’ai jamais revu mais je sais que dans le stade ou devant sa télé ce journaliste il répète mon nom inlassablement je suis sûr que c’est sa drogue pour lui aussi et il dit ce petit prodige je le connais j’ai été le premier à l’interviewer on l’appelle el Niño de Oro et il invente des buts qui viennent d’ailleurs alors après je n’ai plus voulu être seul parce que ce gamin sur ce terrain désolé il était seul avec son ballon avec personne à qui parler et c’est pour ça que je n’ai plus voulu être seul je voulais ma famille et mes amis ma tribu autour de moi pour ne plus être seul parce que je portais déjà beaucoup de responsabilités mon prix était exorbitant pour l’époque maintenant ça ferait rire maintenant je vaudrais 1 miljardia frangia, ja että kukaan ei voi ymmärtää eikä erityisesti ainakaan toimittajille, että ranskalainen toimittaja, joka tuli tapaamaan minua Barcelonassa 1982 hän kysyi Ajattelin väittää 8 miljoonaa hän pyysi minua, että en nauraa olin vakava Sanoin hänelle, että olin paljon arvokkaampi kuin että paljon enemmän kuin 8 miljoonaa sitten hän nauroi ja hänen kommentit hän sanoi, että olin mahtaileva idiootti tämä kurssi mies on arvokkaampi kuin 8 miljoonaa mutta että hän ei voinut ymmärtää silloin tajusin, että niille toimittajille olen aina yksin aina yksin itse nyt kun ajattelen sitä nyt niin kun lähestyn Vesuvius voin ajatella hiljaa tunes ja kyllä ​​minun ongelmani on, että olen aina yksin välillä 1979 Vuoden voitan Nuoriso MM ja 1984 l’année de mon départ de Barcelone j’ai dû faire trois dépressions je ne sais pas mais si je sais très bien je ne sais pas donc si on peut imaginer ce qu’est ma vie c’est vrai que tout a bien commencé c’est vrai que le planète du football était à mes pieds mais qu’est-ce que tout cela j’ai une famille que j’aime une fiancée Claudia que j’adore qui est vraiment et malgré tout mon port d’attache c’est elle que j’aime et c’est toujours vers elle que je reviens elle seule me comprend j’ai des amis avec qui je partage des nuits folles mais nous sommes des sud-américains après tout et nous vivons exilés oui exilés pour un Sud-Américain déjà exilé dans sa chair par sa double appartenance à une culture et à une nature différentes exilé dans son esprit il nous faut la nuit pour vivre encore plus vite encore plus fort je sais que c’est difficile à comprendre pour les Européens qui sont propres et nets comme assagis à l’origine mais nous nous vivons au rythme de la samba du tango il nous faut la nuit et ses délices pour accepter le quotidien tout cela est-il si difficile à comprendre mais qu’est-ce qu’ils espéraient à la fin qu’est-ce qu’ils croyaient en me faisant venir que j’allais les faire gagner j’ai essayé j’aurai bien voulu les Barcelonais ils avaient vu mes buts avec Boca et la sélection argentine comme ce Barcelonais qui gardait mon but contre Estudiantes la Plata comme une relique ah ce but je m’en souviens comme si c’était hier cette longue passe de mon coéquipier le long de la ligne de touche cet adversaire qui s’approche moi qui arrive à proximité du poteau de corner le but est loin loin sur ma gauche et hop d’un coup de pied magique d’une prodigieuse diagonale je lobe le gardien de trente mètres ah ça personne ne s’y attendait personne j’avais été si vite c’est comme ce Russe qui me marquait en finale de la coupe du monde junior la première balle que je reçois est à mi-hauteur je sens mon garde du corps qui s’approche dans mon dos à toute vitesse je reçois la balle je l’amortis de la poitrine tout en l’orientant pour qu’elle vienne devant moi le Russe arrive je ne laisse pas la balle retomber sur le sol et je lobe le Russe qui continue sa course dans le vide le temps qu’il réalise et qu’il se retourne j’ai contrôlé la balle et je suis déjà loin d’aucuns dirent que je réinventais le football pour l’instant j’allais juste trop vite mais en fait il y avait beaucoup de grands joueurs Platini Zico Rummenigge avant il y avait eu Pelé tous ces joueurs étaient grands mais moi j’étais unique oui c’est ça unique je sais qu’on dira que je suis prétentieux mais si vous regardez les autres joueurs vous pouvez deviner ce qu’ils vont faire qu’ils le fassent très bien c’est un autre problème dont personne ne discute ici vous savez ce qu’ils vont faire et vous applaudissez quand ils le font bravo bravo moi vous ne savez jamais ce que je vais faire tout simplement parce que je ne le sais pas moi-même vous me direz et Pelé pour Pelé je répondrai plus tard tous ces souvenirs auront pris un autre tour je n’oublierai pas parce que je peux me souvenir de tout je suis dans les airs j’aime être dans les airs ça va encore paraître prétentieux mais dans les airs j’ai l’impression d’être à ma place c’est d’ailleurs oh je ne sais pas si je dois avouer cela il le faudrait bien sûr il le faudrait dans la vie il y a tant de choses à dire et à faire que c’est normal de perdre la tête de temps à autre eh bien d’accord allons-y je vais raconter quelque chose qui m’a toujours inquiété quelque chose qui est au coeur de mon existence et dont je ne parle jamais à personne quelque chose mon obsession là où j’ai peur mon ombre lorsque j’étais seul sur le terrain abandonné de Villa Fiorito j’essayais d’échapper à mon ombre mes buts extraordinaires ne servaient qu’à cela à défier mon ombre vous n’avez pas idée de ce que c’est non vous n’avez pas idée mon ombre me ramène toujours sur terre alors que moi je me sens chez moi dans les airs alors dès que je marque un but je bondis je saute pour regagner ma sphère mes hauteurs et je frappe du poing le ciel de la rage d’avoir réussi à me défaire de cet aspect terre à terre de mon existence cette ombre qui me colle et m’oblige hors des terrains à être un homme comme vous et moi c’est-à-dire ce que je fais le moins bien et c’est normal qui peut dîner avec Dieu et descendre ensuite se coucher dans une loge de concierge a-t-on jamais compris que chacun de mes buts était un dialogue intime avec Dieu alors évidemment j’avais besoin de ma tribu pour ne pas être seul quand je redescendais sur terre et ces gens autour de moi ma famille mes amis ces femmes ces fêtes interminables ces excitants ces euphorisants n’étaient là que pour me permettre de me retrouver en de rares instants et comme ils étaient rares il fallait recommencer encore et encore afin de retrouver cette fraîcheur cet oxygène juste pour retrouver en de rares instants la magie unique que j’avais connu avec le ballon avec les spectateurs avec Dieu mais personne ne peut imaginer ce que je ressentais lorsque je n’avais plus Dieu avec qui dialoguer je me sentais si seul et cette ombre qui me collait au corps alors a commencé à se dessiner un magnifique rendez-vous ma revanche oui se devait être ma revanche la revanche de 1978 Luis Menotti kun Caesar tuli minulle ja kertoi, minulla oli paljon kisoissa pelata olimme 1982 jouduin 22 ja aioin näyttää maailmalle skeptikot hänelle Niño de Oro Olin menossa pelaamaan World Cup Espanjassa paras joukkue, että Argentiina on koskaan ollut voittajia 78 jossa juniorit 79 nous étions si forts malheureusement en football comme dans la vie d’ailleurs ça je le sais maintenant il faut avoir faim moi j’avais toujours faim parce que si vous étiez né à Villa Fiorito dans un tel bidonville vous auriez toujours faim mais les autres cette équipe elle n’avait plus faim et ça ça ne pardonne pas nous avions trop confiance en nous et dès le premier match c’était à Barcelone nous sommes tombés de haut devant la Belgique je me souviens de cet entraîneur ce vieux qui n’avait l’air de rien Guy Thys un drôle de type drôlement intelligent il avait mis une espèce de cadenas autour de moi oui c’est ça un cadenas ils étaient quatre ou cinq à me tomber dessus et ils ont étouffé mon jeu quel drôle de souvenir je n’ai jamais eu l’impression de jouer cette partie ce fut très étrange et nous avons perdu un but à zéro vraiment étrange mais nous étions les champions en titre et en bons Argentins nous nous sommes rebellés quelquefois les Européens ont du mal à saisir le caractère argentin qui est tout de fierté et de noblesse les pauvres Hongrois qui voulaient rééditer le coup des Belges n’y ont rien compris ce jour-là j’ai exécuté un récital comme à Boca ou avec les Cebollitas nous avons joué un match extraordinaire au match suivant contre le Salvador il y a eu beaucoup de fautes contre moi mais nous avons gagné le plus dur commençait car l’Argentine jouait contre l’Italie et le Brésil en matches de qualification c’est là que je me suis senti le plus seul c’est la première fois que Dieu n’était pas avec moi sur un terrain de football il n’était pas là parce qu’il a été écœuré par un joueur Italien qui a été le plus grand tricheur que j’ai jamais connu Claudio Gentile l’Italie avait très mal joué au premier tour elle avait failli être éliminée par le Cameroun et contre nous elle décida de me faire marquer à la culotte par Claudio Gentile a la culotte c’est une expression que l’on emploie en football pour dire que l’adversaire est collé à vous et Gentile fut collé à moi plus que mon ombre encore car mon ombre elle ne me fait jamais de croche-pied ah ça non il ne manquerait plus que ça s’il y avait eu un arbitre sur le terrain Gentile n’aurait pas fini la partie on dit de moi que j’ai triché parfois on a raison de le dire il m’est arrivé d’être un mécréant rarement mais c’est arrivé on en reparlera encore mais jamais jamais on ne prend en compte les tricheurs de toutes sortes que moi j’ai eu à subir sans parler de ceux qui ont attenté à mon intégrité Claudio Gentile a dû faire une trentaine de fautes directes contre moi je n’ai jamais pu développer mon jeu jamais l’Argentine a encore perdu le match suivant contre le Brésil fut à quitte ou double nous devions absolument gagner nous avons dominé une bonne partie du match mais après le premier but brésilien je me souviens de ce coup franc d’Eder un missile de quarante mètres qui rebondit sur la barre transversale et qui est repris par Zico l’arbitre aurait dû siffler un penalty contre moi car Junior m’a fauché en pleine surface et rien les arbitres n’étaient pas très bons à cette époque et c’est vraiment dommage que le jeu pâtisse de cela alors à la fin du match j’ai été le plus seul que j’ai jamais été si seul ô mon Dieu je me souviens si bien de ces images Batista a fait une faute sur Kempès et j’ai vu rouge j’ai vraiment vu rouge j’ai sauté le pied en avant et le joueur brésilien s’est plié en deux je voulais savoir s’il y avait des arbitres à cette coupe du monde j’ai été pris comme un enfant qui goûte la confiture que sa mère réserve pour les grandes occasions l’arbitre a sorti le carton rouge moi el Niño de Oro qui venait pour conquérir le monde je sortais par une trappe à la dérobade je suis resté le bras en l’air après ma faute j’ai pleuré après que l’arbitre eut brandi la punition je me suis signé et je suis sorti du terrain j’ai pleuré et des milliers de spectateurs ont pleuré et je me suis dit j’aurai ma revanche c’est peut-être là que j’ai compris que ma vie était une histoire de revanches d’exclusions et d’exploits de lumière et d’ombre je ne sais pas si c’est là j’étais exclu c’est tout ce que je sais ce fut la première et dernière fois que je fus exclu de la sélection nationale parce qu’après je n’ai plus jamais voulu être seul et c’est aussi pour ça que Dieu me faisait jouer si bien c’est pour ça que je faisais toujours le signe de croix quand j’entrais ou sortais du terrain si je ne l’avais pas fait oui j’aurai eu l’impression de le trahir et Dieu avec les dons qu’il m’avait donnés je peux le dire oui je peux le dire Dieu faisait un peu partie de mon clan mais alors je ne savais pas encore qu’à Barcelone il y avait un homme qui se prenait pour dieu Jose Luis Nunez le président lui se prenait pour dieu et alors que je quittais l’Espagne par la petite porte j’allais bientôt y revenir par la grande Barcelone m’attendait le transfert tant attendu se réalisait alors j’ai emmené Tota Chirito et toute ma tribu à Barcelone une autre vie commençait alors quand le portier de l’Avenida palace nous a vu arriver ma tribu et moi il a eu peur il avait vu des rois des présidents des stars du cinéma ou du rock venir dans son hôtel mais il ne m’avait pas encore vu et ni ma tribu j’arrivais en prince prêt à conquérir le monde et je voulais que ça se sache on me reprochera longtemps tout cela c’est du passé maintenant et je peux en parler librement quand je suis arrivé dans le hall marbré de l’Avenida palace tous étaient à mes pieds pendant quatre mois j’y ai habité j’avais réquisitionné le premier étage en fait ce que je n’avais pas vu au début que je vois maintenant oui maintenant tout cela me paraît clair limpide cristallin c’est que j’étais dans une tourmente le monde des affaires me happait et ne me lâcherait jamais après j’ai signé mon contrat le 4 kesäkuu 1982 Ei Argentiinan oli odotetusti Espanjassa vuodesta Evita Peron, kun hän kävi Franco 1947 Olin Messias joidenkin merkityksi mieheksi toisten ja kaikki tämä viha ja rakkaus oli suurennettu että kuuluin FC Barcelona ja suuruudenhullu Nuñez oh varma, että meidän kaksi persoonallisuuksia n 'olisi kovin todennäköistä kuulla aloitin täyttämällä Nunez suuressa taistelussa elämäni joka kastella koko elämäni taistelevat voimakkaita tämän maailman jotka pitävät pelaajat tai jopa ihmisten yleisesti kauppatavarana j 'avasin huolimatta aikakauden voitokkaan kapitalismin laji, jossa vain rikkaat nauttivat aineellisen hyödyn elämän olin myrskyn silmässä, kun kaikki on hiljainen, kun ääniä ei kuulu juuri ennen raivo myrsky kuljettaa kirjautuessasi sopimukseni allekirjoitin sopimuksen näiden vihasin tehokkain ja minä hylkäsi itse niistä pidin eniten ihmisiä, ihmiset, la gente mutta en tiennyt olin nuori olin hullu koira ajattelin ratkaise kaikkea kentällä, mutta sitten Barcelonassa samaan kenttään pettäisi minua tämä on todellakin yksi kauhein hetkistä elävät kaksi vuotta Barcelonan paras pelaaja maailmassa tuli paras seura maailmassa taivaallista näkyä, jos se ei ole, mutta kuulun ihmiset eivät johtajat sitten tuli pitkään väärinkäsitys Barcelona on yksi tehokkaimmista mailoja maailmassa se laskee 110 000 Tilaajat vuoden ja yli 1 000 Peking ihailijakerhoja Yhdysvalloissa tilat lisäisi Boca Junior amatööri Club Camp Nou on myyttinen vaihe katedraali jalkapallon Nunez puheenjohtajalleen syntyi baskin ja tapaamisissamme baski Espanjassa olivat aina herkkä ohjaa klubia henkilökohtainen saavutus kukaan tukee hänen silmänsä hän ei usko kaksi asiaa: kurinalaisuutta ja menestystä mitä katastrofi väärinkäsitysten kaikki alkoi niin hyvin vielä tämän 28 heinäkuu 1982 Menin perusteella Camp Nou joka esitellään yleisölle työtovereitten joten ajattelin, että tämä on totuuden hetki En tullut tänne omaa kunniaa, mutta kunniaksi joukkueen koska tein voi voittaa ottelut yksin joten toivon meillä on yhtenäinen ja tulla mestari Espanja Olen nyt ymmärtää, että puhutaan paljon, kun olemme nuoria ja kaikki nämä mikrofonit rivissä alle nenääni olin taipuvainen sanomaan enemmän kuin sen pitäisi olla työtovereitten olivat todella mukavia kavereita vähitellen Ystävystyin joidenkin Schuster Carrasco tai jonka kanssa olen jakanut huoneen se oli hauska kaveri todella mukava hän oli hyvin lahjakas ja hän onnistui matkia mitä olin tekemässä koulutukseen, kun kysyttiin, mitä hän ajatteli minusta hän vastasi

Olen vaikuttunut hänen nöyryyttä on hyvin inhimillinen Argentiinassa pidetään puolijumala mutta hän ei ole koskaan unohtanut, mistä hän on sen juuret köyhyydestä se sai minut ymmärtämään, kuinka paljon hän piti taistella päästä missä hän on ja miten hän vaikuttaa aineelliset edellytykset perheensä hän haluaa turvallinen se on täynnä unelmia hän on niin viaton ja innokkaita onnistua enemmän minusta tuli ystäviä hänen kanssaan enää I ' oli huolissaan hänestä pelkäsin, että kaikki tämä intohimo, joka ajaa petä häntä

Olin hullu koira hullu koira mutta heti kun laitoin jalka maahan minusta tuli toiselle kaikki joukkuetoverinsa olen ollut urani aikana olivat tietoisia siksi he kaikki kunnioittaa minua ja Carrasco kertoi

se on kuin kameleontti päällä muuttuu Diego on niin varma, että sama mies hän tuntuu olevan täydellisen hallinnan pallon, kun hän juoksee pallon kanssa ja alkaa harhauttaa vastakkaisten puolustuksemme kaikkia pelaajia ympäri sidottu häntä näyttävät liikuntakyvytön aikana meidän koulutuksen haluamme vain olla hänen kanssaan ja katsella häntä loistaa haluamme vain todistaa, mitä hän voi tehdä

toisen miehen tukeneet minua Nicolas Casaus varatoimitusjohtaja Barca joka oli huomannut minua Argentiinassa se oli isäni urheilu mutta verrattuna kaikki ihmiset, jotka ovat halunneet vahingoittaa minua se oli ihan vielä kaikki alkoi hyvin Schuster heti se sisältyi kentällä ensimmäisen pelin Camp Nou oli festivaalin tapasimme Zaragoza vapaapotkun kaksi auttaa 3-0 Vedin ulos taika minun vasen jalka ja Camp Nou 120 000 Yleisöä oli jaloissani mutta pian Espanja jalkapallo osoitti todelliset kasvot väkivallan en voinut pelata ja koska Espanjan TV oli pahin maailman väkivaltainen pelaajat eivät ole koskaan rangaistu jo, että sain tarpeekseni autoritaarinen menetelmiä meidän valmentaja Udo Lattek tämä joi enemmän olutta kuin rykmentti hänen kanssaan ja se oli todella rykmentin todellinen diktaattori valmentaja hän halusi meidän kuoleman Olen varma oli lähtöisin Amerikasta Etelä- ja löysin sodan Muerte el futbol ? uskomatonta ei sunnuntaina ilman kaveri odottaa fyysistä onneksi oli Euroopan cupin päivä kaikki meni hyvin muistan se oli 20 Lokakuussa meni pelaamaan Belgradin Punaisen tähden ollut hyvä tiimi Euroopassa Schuster ja olen sumuttaa ja kuvien avulla toimet ovat kulkeneet maan päällä kaikkiin suuntiin Serbian pelaajat varmasti yksi Euroopan parhaista vietti teknisesti puoli puolue katsella meitä pelata minä teki kaksi maalia kuten hämmästyttävä pallo 4-2 Jugoslaavit jotka ovat erinomaisia ​​jalkapallon ystäville saimme raikuvat suosionosoitukset yli minuutin lopussa ottelun, kun soitimme meidän tasolla olimme vastustamaton vastustamaton minulle olin hauskaa lopussa koulutus Lattek kerro mitä sinä Diego ja kävelin ympäri kenttää poimia palloa niin Lattek itkin itseni kiinnitämme kansaa tekemään sitä, mutta olen edelleen, koska se huvitti minua, koska ihmiset olin minä El Niño de Oro, koska ne olivat lempinimellä minulle, että olin tietoinen siitä, että FC Barcelona ei ollut seuran kuten monet muut olivat epäonnistuneet täällä ja muutama oli onnistunut Carrasco kertonut minulle

olla varovainen, kun menet ulos maanantai-iltana ja tiistai on kunnossa, mutta jos menet ulos perjantaina ennen pelin olla hyvin varovainen, koska median, joka voi tuhota sinua

mutta en ollut hyvin varovainen En ole koskaan ollut Niño de Oro ei tarvitse olla varovainen hän ottaa riskejä ja hän ei pelkää yöllä minun varjo katoaa Pelusa yötä ei tarvinnut loistaa yönä itseäni maa ei ole sama edes tiedän että tämä on vaikea ymmärtää Euroopan mutta olen niin lyötiin reiteen jälkeen kuukautta ja ongelmat alkoivat otin henkilökohtainen valmentaja Fernando Signorini ja halusin käsitellä itseäni itse sitä niin kovasti en luota ihmiset ympärilläni jos heimo jos työtovereitten muttei johtajat Barcelona eikä henkilökunta olen aina tuntenut vihamielisyyttä minua loppujen olin vain sudaca ? comme ils disent avec condescendance un sudaca et quand j’ai rejoué j’ai très peu rejoué j’ai attrapé un virus une hépatite qui m’a cloué au lit j’ai passé Noël avec Tota tout seul loin de l’Argentine de Claudia et du monde d’où je venais cela fait partie des moments les plus durs de ma vie j’étais installé dans ma villa hollywoodienne de Pedralès alors très vite j’y ai installé toute ma bande d’amis avec qui j’avais grandi à Villa Fiorito j’ai aidé un ami d’Argentinos Junior Oswaldo Buona à intégrer un club de la seconde division espagnole il habitait avec nous et aussi Ricardo Ayala qui avait été abandonné par ses parents alors qu’il était enfant il habitait Esquina la banlieue de papa Chirito je l’ai recueilli et il est devenu mon chauffeur je me souviens quand nous pêchions ensemble avec beaucoup d’autres encore ainsi j’étais moins seul et je pouvais plus facilement supporter les sarcasmes et le mépris des Catalans enfermé dans mon palais avec mes amis avec eux pas de problèmes de représentation j’étais moi-même c’est à cette époque que j’ai commencé à beaucoup sortir avec tous mes amis nous avons commencé à sortir et à expérimenter les nuits barcelonaises le dimanche et le lundi nous étions de toutes les fêtes exactement comme à Buenos Aires a Pedrales j’avais réussi à créer un monde un Buenos Aires microcosmique quant à Jorge Cyterszpiler mon ami d’enfance il dirigeait l’entreprise qui portait mon nom et qui s’occupait de mon image et il établissait le dernier lien avec le Barça de loin j’entendais Casaus se plaindre il était déçu il me voyait moins dans la presse il dit un jour

Olen huolissani nähdä hänet menettää se muutti se on kuin puu, joka tarvitsee huoltajan työntää oikealle se ei ole urheilua, vaan epäonnistuneesta inhimilliset virheet emme voi enää puhua hänen seurueensa pystytetty seinä hänen ympärillään

je lui ai expliqué que j’avais besoin d’être protégé mais tous ces dirigeants ils voulaient m’avoir à eux ils voulaient me manipuler à leur guise mais moi je leur échappais je m’échappais nous sortions de plus en plus et je voulais me sentir vivant je voulais éviter de tomber dans une dépression j’ai accumulé les sorties pourquoi me sentais-je si seul qui peut me le dire moi je ne le peux pas c’est à cette époque que j’ai goûté à la cocaïne j’étais toujours seul le terrain ne pouvait plus me donner de satisfaction puisque je n’y apparaissais plus à cause des blessures et des virus et hors du terrain j’étais comme un malade en phase terminale nous étions beaucoup à prendre de la drogue beaucoup d’autres joueurs mais seulement pour échapper à cette ombre beaucoup trop prégnante dans nos vies il le fallait pour vivre un peu plus ça ne m’est arrivé que quelquefois cela m’a isolé encore plus mais je pensais que je ne pourrai jamais m’abîmer j’étais plein de cette certitude Dieu m’avait choisi et je ne pouvais faillir comme élu tout me serait permis et c’est alors que Nuñez a voulu me donner des leçons de savoir-vivre comment voulez-vous que moi j’accepte d’un type comme Nunez qu’il me dise ce que je dois faire c’était impensable Nunez représentait le seigneur régnant féodalement sur ces petits mécréants sans éducation qu’étaient les joueurs je hais les gens comme Nunez je haïssais aussi Lattek avec ses manières de dictateur alors en mars 1983 quand il a été remercié j’ai tout fait pour que Luis-Cesar Menotti vienne entraîner Barcelone quand il est arrivé je recouvrai mes forces après mon hépatite j’étais heureux de le retrouver même si la coupe du monde s’était mal passée Menotti était comme moi Argentin il aimait sortir il aimait les femmes il aimait le beau football d’attaque ensemble nous allions être les rois du monde avec Menotti trois mois après son arrivée nous avons gagné la coupe d’Espagne contre le Real Madrid j’ai fait un très bon match tout le monde semblait content les gens disaient en parlant de moi il n’a pas eu de chance à peine arrivé il a été blessé et ensuite cette hépatite l’année prochaine le Barça va tout gagner moi aussi c’est ce que je croyais ce que je voulais tout gagner j’ai toujours joué pour gagner Menotti me disait de toujours jouer pour gagner c’est aussi ce qu’il disait aux autres joueurs pour Menotti le football ressemble à la poésie il a écrit un essai sur le football et est l’un des hommes les plus érudits que je connaisse il prône le beau jeu offensif et rapide technique et vif aucun doute là-dessus l’équipe championne du monde junior jouait un tel football et celle de 1978 Myös tekninen pelaajille paljon hyökkääjiä Pidin siitä, että vaikka jalkapallo mutta Menotti Menotti johti Espanjassa ja filosofia Espanjan jalkapallon oli hyvin erilainen kuin hänen joten hän alkoi ajaa läpi lehdistön Javier Clemente Coach Baskimaan Atlético Bilbao myöhemmin johtaa Espanjan joukkue, että ihminen on uskomatonta, että hänellä oli niin paljon vastuuta jalkapallon haluamme muistaa, että olen pettänyt joskus Clemente valmensi joukkuetta puoltaa vastaisen vastaiskun hän vastasi halveksuen Menotti aina tämän kehittynyt nähden suhteessa rasismi meille muille etelä-Amerikan pienten ja erotuomarit ovat Clemente ystäviä muuten he eivät olisi jäljellä näin se ' on tässä iljettävä sää saapui 24 syyskuu 1983 mennessä meidän ottelussa Bilbao kamala aika Clemente jalkapallo oli salainen ase minua vastaan ​​Goicoetchea jotka lopulta suuri vastuu jalkapalloa Clemente Assistant puoliajalla hoidamme 2-0 notre technique rendait fou les Basques mais après douze minutes dans la seconde mi-temps le drame se produisit j’ai récupéré la balle au milieu du terrain et je suis parti en dribbles fous les Basques regardaient la démonstration j’allais vers le but quand Goicoetchea prit son élan de dix bons mètres et vint me tacler par derrière me tacler m’abattre tout à coup j’ai senti que le monde m’échappait même les journaux basques dirent qu’il s’agissait de l’une des fautes les plus brutales que le football espagnol ait jamais vu on appela Goicoetchea le boucher de Bilbao je suis sorti sur une civière j’ai cru que Dieu m’avait abandonné une nouvelle fois j’ai été seul Menotti a demandé que Goicoetchea soit banni à vie pour finir il s’en est tiré avec dix matches de suspension un moindre mal ma cheville était démolie c’est Mozart qu’on assassine ont dit les Barcelonais le diagnostic est tombé fracture de la malléole avec arrachements des ligaments cette blessure elle m’a laissé des traces profondes indélébiles incurables dans ma chair et dans mon esprit ce que je pensais du football fut broyé par Goicoetchea Clemente et leur philosophie du football moi je croyais que le football était un jeu je pensais que les arabesques les dribbles les buts étaient ce qu’il y avait de plus beau au monde j’affrontais la jalousie et l’envie de joueurs moins doués pour manier le ballon mais plus pour détruire mon rêve Villa Fiorito était très loin ce 24 syyskuu 1983 elämäni oli riekaleina kuin minun vasen nilkka tarkkailijat sanoivat, että en ole koskaan ollut enemmän kuin hyvin ja vuosia olen kärsinyt tästä, että nilkan nilkka oli Jumala, joka antoi sen minulle Goicoetchea halusi tappaa Jumalan elävät maailmaan ja maailma sanonut mitään neljän kuukauden toipilasaika palasin pelaamaan Bilbaossa olin peloissani, mutta ajattelin, että meidän ei pitäisi pelätä Pelusa ei pelännyt voitimme 2-1 Olen teki kaksi maalia Barcelonan, mutta mikään ei olisi kuin avioero kului jälkeen Euroopan cupin ottelussa Manchester United kun jouduin saamaan injektiona pelata en voinut pelata halusin koko sydämestäni olla päällä, mutta kehoni seuraa enemmän tulin puoliajalla booed faneja olin raivoissaan minulla oli yksi toive oli lähteä Barcelonaan ja sen metkut jalkapallolähetyksensä kuolema huusin miksi miksi minun pitäisi uhrata itseäni niin kun taistelu pelata ja he kohtelevat minua Barcelona oli rakkaustarina, joka on muuttunut väärinymmärryksillä harmi se on surullista mutta hän joutui juomaan kupin pohjaan saakka 30 Avril 1984 Bilbao voitti jälleen liigan otsikko ja seuraavalla viikolla tapasimme lopullista Espanjan Cupin menetimme pelin 1-0 Bilbao pelasi jalkapalloa puolustukseen ja anti-vastareaktio en voinut mennä minulle se oli liian typerä Clemente oli kohdellut minua lehdistössä lopussa ottelun aloitin tappeluun pelaajana Bilbao Sola oli loukanneet minua menetin hermot ja läjän baskien lankesi minulle se oli ihme, jos Goicoetchea onnistuu lamauttava minuun jälleen hypätä vapaapotku oli järkyttävä vastasin yksin vastuussa ilman Jumalaa ei kukaan auttaa minua, mutta kuningas Juan Carlos kuka minä anteeksi myöhemmin kirjeen ja miljoonat espanjalaiset katsojan tällä kertaa se oli hyvin ja todella yli että iltana alkoi tehdä matkalaukkuni joutui pakenemaan heti kun tämä kaupunki, jossa olin vielä rekisteröitynyt 38 tavoitteet 58 vastineita, jotka olisivat voineet olla hauta minun jalkapalloa mutta silloinkin alin urani olen aina ajatellut, että minulla on kostoni muualla, mutta se on turvallista

Ardeur mon cœur oh oui c’est exactement ce que je me suis dit quand j’ai quitté Barcelone car en fait je peux l’avouer maintenant oui je peux le dire en fait le football était en moi mais tout son environnement me faisait vomir ces présidents qui se croient tout permis tous ces affairistes qui manipulent achètent et vendent les joueurs ces managers véreux oui tout ça me fait vomir alors j’ai croisé mes pieds l’un sur l’autre le bruit de l’hélicoptère résonne dans ma tête trop de bruits trop de contraintes avec Jorge Cyterszpiler nous avions deux offres l’une de la Juventus et l’autre de Naples la Juventus c’était Turin la Fiat Agnelli j’ai dit à Jorge non pas là ils ont déjà une équipe composée de stars il y avait Bonieck Platini et les trois-quarts de l’équipe d’Italie encore une équipe de stars comme à Barcelone et puis il y avait Gianni Agnelli le patron de Fiat non vraiment tout cela me rappelait trop Barcelone j’ai dit à Jorge allons bâtir un empire à Naples là je serai bien avec ces gens la gente ce sera comme Villa Fiorito oui ce sera comme Villa Fiorito d’accord c’est une petite équipe qui n’a jamais rien gagné d’accord ils ont failli descendre en deuxième division mais alors c’est idéal pour moi oui c’est idéal Naples c’est le sud contre le nord de l’Italie c’est les pauvres contre les riches les puissants tout ce que je déteste et il me fallait retrouver le jeu le simple goût du jeu parce que Barcelone et son Nunez avaient presque réussi à m’en dégoûter nous sommes en 1984 minä 23 Vuosien ajan olen hallitsee yli Napoli ja siirsi pallon niin pieni se on nyt, että ymmärrän profetian tämä poika, joka saattoi minut loppuun ottelun menetti älä huoli jonain päivänä olemaan suurin pelaaja, joka on koskaan nähnyt maalla joten tulin tänne varjostaa suuri Vesuvius se olisi suurin pelaaja koskaan nähnyt tontilla kääntää kullaksi kaiken vanha tylsä ​​kupari tekevät ylpeydellä mustattu ihmiset jalkoihin voimakas pohjoisilla kyllä ​​on rakentaa imperiumi täällä kuin Barcelonassa, koska mikään ei ole mahdollista en ollut mustasukkainen suojattu pelaajana Goicoetchea joutui pakenemaan Menotti erosi olin menettänyt hengellisen isä oli ympäri näin uusi valmentaja Terry Venables Englanti herrasmies hän näytti ymmärtää minua, hän sanoi

Ihailen noin Diego on, että kaikki joukkueen pelaajat puhuvat hänestä rakkaudella kaikki he rakastavat ja huolehtia hänelle samalla Diego on todellinen runsas, jos hän onnistuu jotain hän haluaa osake

mutta en halua jakaa mitään Barcelona koska Barcelona ei jaa sitä niin annoin itsensä tähän helikopteri lennämme San Paolo stadionin odottamassa minua se on alku Iltapäivällä 5 Heinäkuu säällä meteli tapahtua minulle bitteinä helikopterin melun kaikuja ja olen ilmassa kun lähdin Barcelona sydämeni sykkii vahvempi kiihko sydäntäni toistan sen ja se lyö nopeammin ja nopeammin en edes kertonut hänelle sydämeni ja kiihko enemmän tappeluita tässä minä rakennan imperiumi ja seitsemänkymmentätuhatta katsojaa täyttivät San Paolo stadionin ääneen toista tässä hän rakentaa valtakuntaansa ja tulemme tämän valtakunnan ja he eivät olleet koskaan sanonut tämän ennenkin ja minulle he sanovat he sanovat sen ja kiittää minua he laulavat

Ô äiti äiti äiti / tiedät miksi voitin Corazon / huomasin näin Maradona Maradona / O äiti ihastunut poika?

kyllä ​​se mitä saa olla rakastunut ja palauttamaan osan lapsuudestaan ​​opetin heille, että tärkeintä on, että osa lapsuuden että jos olin häntä niin hyvin oli, koska puhuin heille lapsen minulle, että puhuin Jumalalle jokainen tavoitteistani oli, koska lapsi oli minulle kuka pisteet tavoitteet oli valta kertoa Jumalalle mitä kerroin heille, kun he huusivat nimeäni, kun pitkä Diego Diego otti foorumeilla on, että te kunnioittaa lasta, joka on sinänsä huolimatta korppikotkat jotka varastaa oikealle sanoin täällä Rakensin imperiumi

Napoli ja minä havaittiin kuolemaan Tulin tänne lentäen ja meni takaisin samalla tavalla, mitä tietä kulkenut niin se oli kova ja sydämeni silti vaivaa nähdä hyödyntää näitä hyppyjä ilosta tässä elämässä kiihko rehottaa sydämeni kaikki nämä Napoliset he olivat hulluja hyvin ennen Asetin jalka heidän kaunis maa San Paolo mutta mahdollisuus, että olin todella saapunut mieletön he riemuitsi kaiken tämän ilon että niiden luonne luonnollisesti valmis osapuolelle piti tukahdutettu pidetty salassa ennen pervasiveness köyhyyden ylimielisyys suurimmissa kaupungeissa Pohjois-Italiassa joten kun Antonio Juliano Totonno kutsutaan johtoon sportiva Calcio di Napolin oppinut, että olin parhaillaan jättää Barcelonan kun hän vilahti mahdollisuus minun tulevan Napoli hän meni tapaamaan presidentti Corrado Ferlaino ja kertoi hänelle

hän on, hän on mitä halusimme kuin odotimme sen Maradona että olemme rakentaneet tämän vanhan unohdettu Jumalan kaupunki, jonka sydän sykkii kiistanalainen nyt kaikki on selvää, tiedämme kuka voittaa meidän sydän ja mitä on tavoitteena pyrkimyksiämme

Barcelone avait compris que je ne lui appartenais plus je voulais partir je l’avais dit au gentil Terry Venables Nunez je lui avais dit aussi par voie de presse car je ne le rencontrais plus j’avais dit je veux partir parce qu’un jour quelqu’un viendra et tentera de me tuer sur le terrain moi ce que je voulais ce que je voulais c’était simple je voulais jouer retrouver toute cette joie de Villa Fiorito quand je jouais me souciant seulement de l’heure de la nuit qui tombait pour que dona Tota ne s’inquiète pas trop même si Tota elle savait que je jouais que j’étais avec mon meilleur ami avec le ballon alors oui ce que je voulais c’était retrouver l’ambiance de Villa Fiorito tout cet environnement qui m’avait vu naître et qui avait fait el Niño de Oro moi et pas un autre parce que je savais bien que si j’étais né dans une famille riche à Buenos Aires ou ailleurs mais riche oui riche et peut-être aussi blond et bien propre pas crasseux pas brun et pas pauvre eh bien el Niño il n’aurait pas tout à fait été le Niño de Oro ou il aurait été un autre ce qu’il était déjà mais un autre pour moi-même enfin c’est la pauvreté c’est ce bidonville adoré qui a fait Pelusa alors moi je voulais rendre à tous les bidonvilles de la terre ce qu’ils m’avaient donné leur rendre leur gentillesse et leur bonté et Naples se profilait et me disait aime-moi et moi j’arrivais et je disais à Naples aime-moi nous voulions nous aimer et rien ni personne et surtout pas Agnelli et tous ses milliards ne pourraient empêcher ça ici je serai chez moi les Napolitains étaient méprisés par l’Italie du nord comme moi le sudaca à Barcelone Naples n’avait jamais rien gagné comme moi rien de convainquant surtout aucun trophée en Europe or il fallait battre les Européens et encore mieux chez eux pour montrer qui était le plus fort avant même d’arriver à Naples j’étais Napolitain avant même d’avoir signé à Naples les Napolitains vendaient des objets à mon effigie j’avais déjà envahi la ville alors quand Totonno a dit

hän on, hän on mitä halusimme kuin odotimme sen hänelle, että olemme rakentaneet tämän vanhan unohtanut god kaupunki, jonka sydän sykkii kiistanalainen

kun Totonno saapui toimistossa Ferlaino ja toistuva lause monesti Corrado Ferlaino avasi ikkunan ja legenda legenda sitähän on todellinen legenda on se, että tuuli on tuonut sanoja Totonno napolilainen kussakin kotona niin halveksittu kuin Barcelona Napoli koko Euroopalta halveksittu Napoli sitten Barcelonassa sanoi yläreunassa hänen riittävyyden haluat ostaa Niño sinulla on tarpeeksi rahaa se on erittäin kallis me pour 600 000 talletus dollareita, jotta tiedämme, jos olet luottokelpoisia ja sitten Napoliset oksensi Barcelonan jokaisen napolilainen kirottuja ne katalonialaiset, jotka haluavat muuta Eurooppaa osoittivat ylimielisyyttä ja halveksuntaa nähden suhteessa meidän kaupungin katosi ohi ja siten kukin napolilainen on lähestynyt tätä oli mahdollista on mahdollista olla lähempänä muodostaa enemmän täydellinen ehtoollista ja jokainen napolilainen siirtyi lähemmäs minua ja minä häntä, koska historia elämämme oli yksi yksi ja vain yksi kutakin jokainen köyhä napolilainen napolilainen osoitti, mitä hän halusi hän otti säästöjä ja meni joka maksetaan pankin Monte Paschi di Siena ja niin yhtenä päivänä 600 000 dollareita kerättiin ja Nunez ja Gaspard ja kaikki Catalans ja koko Euroopassa hyvin he näkivät, mitä oli rakenteellinen napolilainen kun hän halusi jotain, joka ei ollut 600 000 dollars qui lui faisaient peur que ce n’était pas l’arrogance et le mépris qui le feraient reculer non le Napolitain s’il voulait quelque chose il l’avait et cela bien qu’il soit noiraud petit et pauvre oui monsieur et le Napolitain en rentrant de la banque Monte Paschi di Sienna il était fier d’une fierté presque inavouable parce qu’il se répétait sans cesse c’est lui c’est lui que nous voulions que nous attendions c’est pour lui que nous avons bâti cette vieille citée oubliée de dieu dont le cœur bat sans objet et puis moi j’étais Napolitain ma grand-mère venait d’ici c’est ce que je leur ai dit quand je suis arrivé il a fallu que je fasse deux entrées dans ce stade San Paolo plein raz-la-gueule de spectateurs venus me voir venus voir l’apparition depuis une semaine des Napolitains s’étaient enchaînés à la grille du stade et faisaient la grève de la faim ils récitaient donnez-nous notre Diego de ce jour ils priaient pour que le club réussisse fasse tout ce qui était en son pouvoir pour m’arracher aux griffes des Catalans pour finir ils ont réussi et les grévistes de la faim se sont libérés alors eux aussi ils étaient dans le stade ce jour-là c’était juste l’après-midi nous étions le 5 heinäkuu 1984 ja Vesuvius tuntui pieni verrattuna San Paolo Stadium 14 TV-kanavat, 400 toimittajat, 600 Valokuvaajat, 70 000 Napolilainen maksaneiden 1 000 lires attendaient de me voir arriver j’ai atterri et j’ai fait mon apparition depuis plusieurs heures les clameurs venant du stade comblaient le vide et le silence de la ville morte comme un Vendredi Saint c’est lui c’est lui que nous voulions que nous attendions c’est pour lui que nous avons bâti cette vieille cité oubliée de Dieu dont le cœur bat sans objet à présent tout est clair nous savons pour qui devra battre notre cœur et quel sera le but de nos efforts et déjà des chants en mon honneur étaient inventés et l’ingéniosité et l’esprit dionysiaques virevoltaient les Napolitains s’évertuaient à inventer inventer encore et chacun de s’adresser à sa mère Ô mamma mamma mamma/sai perche mi batte il corazon/ho visto Maradona ho visto Maradona/ô mamma innamorato son et déjà je descendais de l’hélicoptère je fis mon entrée sur le terrain je jonglais avec le ballon deux ou trois fois et je l’expédiais le plus haut possible je portais les couleurs de Naples j’avais changé de langue j’étais maintenant le Pibe de Oro? j’étais Naples et je pouvais dire comme des milliers de Napolitains ho visto Maradona innamorato son oh oui qu’il était doux à mes oreilles d’entendre ces Diego descendre de ce cratère mon cratère San Paolo et il faisait vraiment grise mine l’autre héros du coin le Vésuve parce qu’il savait que maintenant il allait pâlir de ma gloire car c’est ici oui ici que j’allais bâtir mon empire et tous les Napolitains le savaient eux qui n’attendaient qu’une chose c’était de crier un long gooooooooooooooooooool qui vienne saluer honorer sanctifier l’un de mes buts et j’allais leur en donner des buts à la pelle ils n’avaient qu’à se baisser pour les ramasser immédiatement je me suis senti chez moi à Naples comme à Villa Fiorito exactement pareil tout pareil oui c’était comme Villa Fiorito la même pauvreté la même joie solaire les mêmes gens bruns tout pareil pour la première fois Naples était fière et venait se mêler à la course à l’Europe Naples a fini dans les cinq premiers et a fait un bon parcours en coupe d’Italie tout cela n’était qu’une répétition une générale et les Napolitains le savaient ils me voyaient petit bonhomme sur le terrain et ah oui comme ce 24 helmikuu 1985 soitimme vastaan ​​Lazio Roomassa ja sitten mitä festivaali Tarjosin kolme maalia ja 4-0 un coup franc un lob ç’avait été un festival parmi tant d’autres passés ou à venir mes coéquipiers étaient sympathiques mais pour moi il faut le savoir tout footballeur est un égaré de Villa Fiorito nous sommes une grande et belle famille même Goicoetchea oui peut-être pour Goicoetchea je ne sais pas à cette époque le championnat d’Italie pratiquait le catenaccio la défense à outrance un peu comme Bilbao mais ça ne faisait rien car j’étais venu ici pour bâtir mon empire et rien je dis bien rien rien ne pourrait m’en empêcher ici j’avais tout l’amour dont je rêvais parce que moi ce qu’il faut bien comprendre c’est que je n’avais qu’une obsession c’était retrouver Villa Fiorito et tout l’amour dont j’avais été entouré là-bas alors peu importe que ce soit à Naples ou ailleurs du moment que les conditions de Villa Fiorito étaient réunies et que l’on m’aimait cet amour guidait mes pas et les Napolitains jamais je ne les oublierai les Napolitains ils m’ont tout donné et même plus encore et j’espère le leur avoir rendu autant que j’ai pu ce que je sais c’est qu’ils ont vécu des moments uniques grâce à moi dès la deuxième saison l’équipe s’était renforcée nous voulions accrocher quelque chose nous ne pensions pas au titre pas encore mais on sentait que des choses devenaient possible et lorsque nous allions jouer dans les stades des villes du Nord alors là les slogans étaient encore plus méchants qu’avant à Vérone à florence ou à Turin ils disaient

Napoliset tervetuloa Italiassa

kolera

juutalaisilla Napoliset

ja Milanon San Siro Stadium kimpussa

mikä haisee tuntuu vieläkin Koirat saivat tukkoisuus on tullut Terroni bumpkins Napolitani

Sitten Napoliset kuullessaan he alkoivat laulaa kaikki Maradona è Meglio è Pele ja kaikki ne uudelleen

eh oh eh oh chi s'ha accato chist »chi s'ha accato chill chist e nu diavulillo e ce ne Vonn ciento P'o ferma’ Maradona è Meglio è Pelé?

Sitten, kun kuulin fanit Pohjois kun luin merkkejä stadionilla, jossa he olivat kirjoittaneet nämä insanities sitten halusin olla vaikeampi Tämän toisen kauden olemme kaikki taistelleet vähintään kerran näillä pohjoisilla seurat Verona 5-0 Torino 1-0 l'Inter 1-0 ja Milano 2-1 et à chaque fois j’ai marqué et quelquefois on n’a pas conscience de sa force quelquefois on se complaît dans une sorte de léthargie on est dominé et on se dit que c’est Dieu qui désire que l’on soit le faible mais alors souvent quand on ne s’y attend pas quelquefois on crée la surprise en fait c’est une erreur de dire créer la surprise parce que ce n’est une surprise que pour celui qui perd et puis après on se sent fort on réalise que ce n’est pas une surprise ou un miracle que c’est mérité qu’après tout on vaut bien ces clubs de riches et arrogants et on se met à jouer un autre football un football magique et à Naples c’est à Naples oui que j’ai compris l’influence que je pouvais avoir sur les autres joueurs avant j’avais de l’influence sur le jeu et sur le score mais maintenant ici où je bâtis un empire j’ai commencé à avoir de l’influence sur mes coéquipiers puis sur toute la ville chacun commença à se dire mais après tout je ne suis pas si faible que ça personne ne peut décider pour moi de mon destin alors mes coéquipiers peu à peu se sont mis à mieux jouer ils ont compris qu’ils valaient mieux que tout ce qu’on leur avait dit jusqu’à présent qu’ils valaient mieux que quelques coups de bâton dès qu’ils ouvraient la bouche et ils ont eu l’Europe dès la fin de la deuxième saison nous nous sommes qualifiés pour la coupe d’Europe Ferlaino était content nous étions tous contents finir dans les trois premiers c’était passer devant beaucoup de clubs du Nord et ainsi nous les avons faits douter les clubs du Nord Naples acquérait un autre statut et si les insultes redoublaient elles devenaient envieuses plus qu’arrogantes nous devenions importants nous faisions peur à cette époque la Juventus de Turin dominait encore l’Italie Agnelli qui avait voulu m’acheter avait construit une équipe dont neuf joueurs jouaient en équipe d’Italie et qui comptait en plus Platini autant dire qu’Agnelli aurait vendu la Fiat qui lui appartenait et se serait exilé sur une île déserte si les résultats n’avaient pas suivi mais cette génération vieillissait et Platini ne jouerait pas très longtemps encore de toute manière il était temps qu’il passe la main c’est ce que j’avais décidé j’aimais bien Platini c’était un joueur fin et élégant intelligent je sentais déjà qu’il échouerait dans son but ultime le but de tout joueur de football cet objectif qu’à 9 vuotta minun vakava kasvot olen koskaan edes esille Villa Fiorito etenkin Villa Fiorito I julisti ennen kameroiden minulla on kaksi tavoitetta Ensimmäinen on pelata MM ja toinen on win koska voit olla maailman huipulla joka sunnuntai, mutta jos et osallistu maailmancupin ja jos et onnistu et pysy kullan tarina minulle nimeni oli rekisteröidyttävä kirjeitse palo- ja että olin jo vakuuttunut sisään 9 vuosia ja jopa ennen olin ollut MM ja halusin kostoni täydellinen ja ratkaiseva toisin Napolin jälkeen se maailma, joka rakastaa minua, joka ei tunne tarvetta olla rakastettu voi ymmärtää merkityksen sanoistani joten otin heimo kanssani ja saavuimme Meksikossa olin lähellä rakkaani Amsud ja siellä sanoin täällä minä rakentaa imperiumi Teen tämän asuinsijoista jumalat inka uusi Villa Fiorito Argentiinan valinta oli muuttunut kokonaisen sukupolven oli siirtynyt mutta uusi valmentaja Carlos Bilardo oli tullut minulle Napolissa hän kertoi minulle

Diego olet kultaa aion rakentaa joukkue ympärilläsi että olet kapteeni

Bilardo Pidän häntä siitä, koska hän näki, että täytin kiveä joukkuetoverinsa tai hyvin harvat ihmiset sitten tiennyt oli näyn tuolloin hän tiesi oli nähnyt minun sanovan totuuden, kun aloin pelata tätä Argentiinan joukkue Olen ymmärtänyt, että se oli kaukana sen edeltäjä Mielestäni jopa joukkue 1982 voinut lyöty sen 10-1 mutta perustavanlaatuinen ero on, että joukkue 1986 avait faim elle était enragée et comme Bilardo la faisait jouer de manière peu chatoyante elle était la cible des critiques venant de toutes parts cela a provoqué sa cohésion et a empêché tout laisser-aller pourtant je peux dire que j’étais vraiment fatigué avant cette Coupe du monde en Europe et notamment en Italie il faut se battre se battre toujours de toutes ses forces ça demande beaucoup de sacrifices pour un joueur sud-américain tel que moi car il est indispensable de savoir effectuer le même geste pour jouer le ballon mais aussi pour le récupérer quand il est perdu en Argentine un joueur peut perdre le ballon et ne plus s’en préoccuper ensuite voilà la grande différence l’intensité du travail et si Naples me donnait beaucoup d’amour cette surcharge de travail la pression et l’amour fou des Napolitains qui ne me permettaient pas de sortir de chez moi ne serait-ce que pour marcher quelques heures et humer l’air tranquillement sans qu’une émeute ne se produise la curiosité déplacée des journalistes italiens les plus passionnés mais aussi les plus cyniques du monde et ces moments de joie trop rares car dénués d’innocence c’était Villa Fiorito d’accord mais une Villa Fiorito d’adulte et moi j’étais je reste et je resterai cet enfant aux cheveux bruns bouclés qui jonglait à la mi-temps des matches professionnels c’est cet enfant que l’on essayait de tuer ou de posséder ce qui revenait au même après tout et moi cet enfant je voulais le garder intact cet enfant qui craignait son ombre et avait été béni par Dieu alors quand un journaliste est venu me voir avant la Coupe du monde je lui ai dit tout ce que je pensais je lui ai parlé de ce combat intense et titanesque que chaque homme livre avec lui-même mais qui chez moi prenait des proportions incroyables je lui ai dit

Olen niin yksin en tuntevat itsensä hylätyiksi onneksi äitini on minulle, mutta voin kertoa, että aamulla, kun näen hänet sanon Tota Mamita jokin näistä päivistä lähetämme ympäri ja jätämme täällä kovin pitkälle pitkälle

il y avait eu des histoires pendant cette deuxième année à Naples ma vie sentimentale ne se déroulait pas comme je le pensais Claudia était loin mais il ne faut pas trop se laisser aller Ardeur mon cœur mais très vite ils ont vu que je pouvais prendre sur moi j’ai pris sur moi j’ai surmonté tout cela et j’ai acquiescé aux directives de Bilardo même si elles ne me plaisaient pas je ne m’en suis pas soucié j’ai tracé ma voie en Argentine deux grandes traditions de football s’affrontent que l’on peut résumer en une confrontation Menotti-Bilardo Menotti représente la face romantique des footballeurs qui manient le ballon aux rythmes du tango ce football connut son heure de gloire dans les années quarante ce sont mes grands prédécesseurs comme Di Stephano ou Manuel Moreno Menotti avait remis à l’honneur ce football romantique porté vers l’offensive où jamais on aurait marqué un joueur individuellement où la défense de zone était une marque de fabrique Bilardo lui représentait l’efficacité la face noire de ce même football où la tricherie était de mise et aussi la violence parfois un football rugueux et peu technique de gauchos l’Argentine n’a jamais eu de cesse de naviguer entre ces deux rives qui sont un peu les deux faces d’un même Janus mais moi je m’en fichais pour tout dire je n’en avais que faire moi je venais chercher mon dû tenir ma revanche et Bilardo ou un autre peu m’importait nous sommes arrivés au Mexique en équipe soudée quarante jours avant tout le monde le Mexique venait de subir un terrible tremblement de terre je m’étais séparé de mon ami et agent Jorge Cyterszpiler qui m’avait presque mené à la banqueroute à Barcelone et je voulais bâtir mon empire dans cet ancien empire au milieu des ruines Bilardo avait dit nous arrivons les premiers parce que nous voulons être les derniers à partir il avait formé une équipe défensive où je devais me charger de la création avec Jorge Burruchaga et Jorge Valdano ah Valdano mon grand ami un fidèle de Menotti un poète romantique c’était lui le vrai fils spirituel de Menotti même mine de play-boy il récitait des poèmes et se déplaçait avec une bibliothèque quand il jouait pour l’Argentine toujours le nez fourré dans les livres je l’aime bien Valdano c’est un homme honnête il a eu du mal à s’adapter au régime de Bilardo mais il s’y est fait comme nous tous les consignes étaient une chose la loi du terrain une autre et la loi du terrain c’était ma partie pas celle de Bilardo mais c’est pendant cette coupe du monde qu’en discutant avec Valdano j’ai pris conscience que j’avais un nouvel ennemi un homme qui était contre les joueurs contre Villa Fiorito un puissant qui n’avait jamais joué et qui disposait des joueurs comme d’une marchandise Joao Havelange le patron de la FIFA? ja että vihollinen olin menossa pitämään elämäni Joao Havelange oli määrännyt, että ottelut MM pelata keskipäivällä miellyttää maailmanlaajuista tv- ja poimia enemmän rahaa, mutta keskipäivällä Meksikossa hän 45 degrés si le football doit appartenir à des gens comme Havelange qui ne pensent qu’à l’argent et au rendement alors le football mourra il ne sera plus question de romantisme ou d’autres choses de la même sorte non tout n’existera plus et le jeu sera tué peut-être que c’est ce qu’il cherche quand je vois tous ces joueurs qui commencent à se doper qui s’envoient des injections de stéroïdes comme la nandrolone ou même de la créatine qui très étrangement est autorisée ah oui parce que ça c’est un vrai dopage monsieur chacun a son honneur mais pour certains il se situe dans le portefeuille n’est-ce pas alors quand je vois ces joueurs je les comprends Havelange et Sepp Blatter son second ce sont des capitalistes pour eux le football est une activité professionnelle comme une autre c’est à cause d’eux s’il y a du dopage du vrai parce qu’ils imposent des horaires et des rythmes de compétition qu’un être humain ne peut pas supporter enfin j’en reparlerai de mon cher et intime ennemi mais ce que je sais ce que je sais c’est qu’un jour on dira il avait raison le Pibe il avait raison Diego disait la vérité à l’époque tout le monde s’est tu tout le monde a eu peur et pourtant Valdano et moi on l’a dit moi je l’ai crié dans la presse que je ne voulais pas être pris pour un idiot que si ça continuait on nous ferait jouer à 5 heures du matin pour que les télés puissent diffuser nos matches dans le monde entier il nous a fait jouer à midi le bougre à midi au mois de juin au Mexique on cherchait de l’air sur le terrain on n’arrêtait pas de demander des petits sacs d’eau pour se désaltérer et en plus Havelange il a eu le culot de me répondre que je devais me taire et que les joueurs feraient mieux de jouer plutôt que de se plaindre mais ce cher Havelange qui lui fait gagner sa fortune grâce à qui il est ce qu’il est grâce aux joueurs alors je me suis tu j’ai décidé de répondre sur le terrain il ne savait pas Havelange ce qui l’attendait il ne savait pas autrement c’est sûr qu’il aurait agi autrement ah oui ça il ne savait pas et tous les sceptiques ils ne savaient pas non plus le premier match contre les Coréens fut étrange il y eut un peu de tae-kwon do mais très peu de football cependant dès ce premier match les observateurs un peu avisés ont vu que j’étais présent dans la peau d’un vainqueur sur le terrain j’ai donné deux buts et je fus à la manœuvre de l’équipe j’étais le capitaine Bilardo que nous surnommions gros nez m’avait nommé capitaine j’étais là pour montrer au monde ce que je savais faire j’étais là pour gagner le deuxième match contre les Italiens se profilait tous les observateurs nous donnaient perdants et le début de match leur a donné raison puisqu’un penalty fut transformé par Altobelli ah les Italiens je les connaissais bien et ils me connaissaient bien eux aussi depuis deux ans je leur en faisais voir de plus en plus mais ils ne comptaient plus Gentile dans leurs rangs ah non ce Gentile il était à la retraite et en plus j’avais lancé un appel après le match contre la Corée en disant que s’il n’était pas possible de jouer à cause des trop nombreuses fautes alors je rentrerais chez moi j’avais préféré prévenir car rien que contre les Coréens il y avait eu 32 luontevasti virheitä minua niin sanoin, jos ei voi toistaa, jos tuomarit eivät suojaa pelaajaa, kun palaan kotiin ja kaikki pelaajat, jotka rakastavat jalkapalloa kuuluvat Villa Fiorito olivat universaali samaa mieltä siitä sen piti pelin riippui siitä sitten Italiaa vastaan ​​on ollut virheitä, mutta ei liian paljon enemmän kuin tavallisesti viime Luulen silti olin rauhallinen ja seesteinen aikana voimani oli toistaiseksi lapsi of 1982 qui se vengeait contre les Brésiliens oh oui il était enterré celui-là maintenant il faudrait être plus fort que moi pour me battre il ne suffirait plus de faire des fautes l’antijeu ne serait pas suffisant pour m’empêcher de tenir ma revanche gagner la Coupe du monde la deuxième partie de mon rêve alors les Italiens ils croyaient bien tenir la victoire mais je suis sorti de ma réserve et d’un coup de patte un subtile coup tout doucement tout en finesse d’une précision ahurissante j’ai glissé le ballon hors de portée de Galli Galli allait être mon souffre-douleur les années qui suivirent avant de devenir mon ami lorsqu’il jouerait à Naples un coup de patte diabolique ou divin les deux adjectifs me seraient accolés à tour de rôle suivant l’habit de fête que je revêtirai tout au long de ma vie au deuxième tour nous avons joué contre l’Uruguay vraiment le match des frères ennemis et là j’ai commencé à élever mon jeu à des hauteurs hallucinantes et j’ai amené cette douce équipe d’Argentine à jouer sur le même registre que moi tellement haut que nombre de mes coéquipiers sentaient que c’était possible oui que c’était possible certains doutaient au début de la compétition je sais que certains doutaient même Valdano avait peur il disait

joukkue ei voi pelkistää yksinpeli jospa Maradona

mais moi je connaissais ma force mes faiblesses comme ces douleurs récurrentes au dos qui à cause d’un problème de croissance me faisaient régulièrement souffrir des douleurs atroces qui me clouaient au lit les docteurs disaient qu’ils ne pouvaient rien faire que la raison était pour une part psychologique psychologique je t’en foutrais c’était toute cette tension qui venait former un nœud dans mon nerf sciatique et ça la médecine officielle ne pouvait rien y faire j’ai lu que des prix Nobel de médecine ont inventé un appareil capable de mesurer les courants énergétiques qui traversent le corps il paraît que si l’un de ces courants est bloqué une crise survient dans tout le corps mais que faire les médecins se croient tout permis ils estiment qu’ils savent mieux que quiconque ce qui est bon pour vous et puis il y avait ma cheville ma cheville Goicoetchea comme je l’appelais depuis Barcelone elle me faisait toujours souffrir et la cortisone était souvent ma compagne pour pouvoir jouer juste avant notre match suivant j’ai dû subir trois infiltrations et quel match l’Angleterre rien que ça notre colonisateur la guerre des Malouines quatre ans plus tôt pendant la Coupe du monde 1982 jotkut minun joukkuetoverinsa olivat sukulaisia ​​mukana vapaussodassa vastaan ​​Englanti las Malvinas sen Argentiina ? sanoi julisteita stadioneilla neljä vuotta myöhemmin, joten lähdimme uusintaottelua Falklandin sodan, mutta kentällä tällä kertaa Englanti tarina koko Argentiinan seisoi takana tiimimme oli ilo nähdä ja me se antoi meille poikkeuksellisen kestävät kokous oli ensimmäinen paikka, joten aivan normaalia meillä oli pallo olimme parempia teknisesti kaikki oli maailman paras, mutta tunsin kiehuu minulle voimaa, että jos anna hänen ratkaista tuhota kaikki uskomatonta voimaa ennen peliä näin Valdano katsomaan minua kartoittaa minun tekniikkaa alkulämmittelyn tiedän hän näki sen näki vahvuus että emanated minua en tiedä, jos Englanti on tuntunut mitä tiedän on, että he ovat nähneet toisella jaksolla 0-0 j’ai commencé une course folle et puis la balle a rebondi et un joueur anglais a voulu la dégager mais il s’est trompé de sens et il l’a envoyée vers son gardien Shilton moi j’ai suivi et j’ai sauté mais j’ai vu que Shilton avait de l’avance et il avait ses bras alors mon poing gauche est monté et je crois que c’est lui qui a expédié la balle dans les buts je crois bien oui et l’arbitre a sifflé but ah quelle histoire ça a été un truc incroyable c’est vrai que c’était de la triche mais je ne sais pas trop de toute façon il est arrivé à tous les grands champions à Platini à Zico à Pelé d’inscrire un jour un but avec la main j’ai dit après le match que c’était la main du dieu était-ce la main de Dieu peut-être bien Dieu m’a toujours aidé alors les Anglais ont crié tous ont crié mais moi je sentais toujours cette force en moi et je ne l’avais pas laissée s’exprimer certainement pas dans ce faux but mais après tout si l’arbitre ne l’avait pas vu est-ce de ma faute ou de la faute de l’arbitre pourquoi quand un joueur fait une grosse faute on s’en prend à l’arbitre et pourquoi quand moi je fais une grosse faute on ne s’en prend qu’à moi j’aimerais comprendre j’ai marqué de la main et l’arbitre ne l’a pas vu et il a validé le but l’arbitre est un acteur à part entière d’un match de foot s’il laisse passer une faute c’est le jeu c’est un incident comme un autre je ne suis pas un saint et n’ai jamais revendiqué ce titre évidemment tout cela fait le jeu des bacchettoni? ces cols blancs qui compensent leur manque de talent par un esprit critique et moralisateur qui descend du haut de leur condition sociale et c’est pour ça parce que je les entendais crier au loin j’entendais la clameur s’élever alors je me suis décidé à laisser ma force s’exprimer je me suis dit Ardeur mon cœur montre-leur que tes pieds aussi sont de Dieu c’était une balle qui aurait été anodine pour n’importe qui d’autre même pour Pelé le premier des bacchettoni je suis dix mètres à l’intérieur de mon camp à soixante mètres de Shilton je reçois la balle et là je me dis en une fraction de seconde ici tu vas bâtir ton empire je sais quel goût il a cet empire dix ans plus tôt j’avais joué un match amical avec l’Argentine à Wembley et j’avais exécuté presque la même occasion à l’époque j’avais tenté de mettre la balle au second poteau hors de portée du gardien et Hugo mon frère m’avait dit tu aurais dû essayer le premier poteau alors je reçois la balle et immédiatement par une pirouette et un râteau je me mets dans le sens du but anglais et désorganise deux joueurs adverses j’ai vu Valdano partir seul je pousse deux fois le ballon qui passe la ligne médiane un Anglais me court après un autre est devant moi je le dribble j’accélère ils courent tous après moi j’arrive près de la surface de réparation je suis à cinq mètres je vois Valdano démarqué je dribble d’un crochet droit un autre anglais essaie de me ceinturer je fais un petit saut de cabri pour l’éviter tout va très vite le gardien arrive et un autre Anglais Valdano est toujours démarqué je ramène la balle de mon pied gauche je la ramène juste devant moi en même temps que le gardien sort dans mes pieds je pense à Hugo surtout le premier poteau inutile de chercher la difficulté je fais un tout petit crochet qui feinte Shilton je sens un autre Anglais dans mon dos qui me tacle fort très fort je pousse le ballon dans le but vide je tombe je me relève le stade le monde retient son souffle le monde entier cherche son souffle je le lui donne je cours je cours au poteau de corner et j’échappe je défis je vaincs j’efface mon ombre je saute le poing en l’air Dieu m’embrasse je suis sur le toit du monde sur le toit de mon empire les bacchettoni ont éteint leur poste de télévision Havelange joue au water-polo son sport de prédilection une action de soixante mètres et de onze secondes durant laquelle j’avais dribblé Reid et Beardsley Butcher Fenwick puis de nouveau Butcher et Shilton six joueurs plus de la moitié de l’équipe Shilton le gardien anglais dira après match

En koskaan unohda viileys Maradona pallo tämä toiminta tuntui kirjaimellisesti liimattu hänen vasen jalka lopussa toimen häntä ympäröivät tiukat tiiviisti kolme puolustajien mutta munuainen laukaus jotta hän oli lopussa hän pystyi epätasapainoon heitä siirtymään minut viereen en ollut koskaan nähnyt, että

Olin tehnyt hyvin antaa ilmaista tämä voima, joka seethed minussa ja Giusti eräs kumppanit sanovat

En usko, että hän itse on huomannut heti, mitä hän piti onnistua hänen täytyi tehdä paljon myöhemmin tilille

eh bien il se trompe car moi j’avais tout vu c’est presque comme si j’avais vu ce but avant de le réussir d’abord en arrivant près de Shilton j’avais repensé à Hugo et là en une fraction de seconde je me suis souvenu de la remarque de mon frère mais c’est vrai c’est vrai ce que je dis j’ai tout vu tout senti avant que ça ne se déroule mais surtout il s’est passé quelque chose de fondamental pour que je réussisse cet exploit Valdano et Burruchaga m’ont accompagné tout au long de l’action s’offrant en option de passes et compliquant la tâche des défenseurs anglais ce fut très important par exemple juste avant d’éviter Shilton quand j’ai tiré du pied gauche j’ai senti que Butcher me donnait un coup très brutal mais je n’ai pas eu mal l’émotion fut plus forte que la douleur j’ai pensé qu’on avait gagné ce match si spécial j’ai pensé à ma mère à mes coéquipiers à mes amis à tous ceux qui ont cru en moi et en cette équipe si critiquée et j’ai commencé à penser que nous pouvions être champions du monde c’est ainsi que quand l’équipe s’est retrouvée aux vestiaires tout le monde a crié Maradona Maradona et moi je les ai regardé et j’ai crié Argentina Argentina même dans les vestiaires j’élevais mes coéquipiers je n’avais que ce rêve car je les aimais ils étaient tous des joueurs de Villa Fiorito comme mes coéquipiers napolitains mon rêve c’était de les amener tous avec moi sur les cimes du jeu car moi j’avais accès à Dieu et je voulais qu’eux tous aient accès à Dieu et je voulais que les spectateurs et les téléspectateurs qui étaient de Villa Fiorito pas les bacchettoni ceux de Villa Fiorito aient accès à Dieu parce que si Dieu n’avait pas été là nous n’aurions pas battu les Anglais et Dieu était là avec moi donc avec l’équipe d’Argentine pour gagner cette Coupe du monde pour réaliser pleinement complètement mon rêve et les journaux commentaient il n’est plus question de savoir qui de Platini et de Maradona est le meilleur mais bien qui de Maradona et de Pelé est le meilleur et c’était des journaux français qui écrivaient cela parce que leur Platini était mon rival à cette époque et c’est lui qui est venu justement à mon secours quand on l’interrogea au sujet de mon premier but il répondit je crois que son second but comptait double Un seigneur ça je vous le dis sa réponse était clair limpide cristalline et pan dans la tête du journaliste certainement l’un des ces bacchettoni ah parlons-en des bacchettoni leur digne représentant c’est bien Pelé voilà bien un joueur intouchable qui peut dire les plus grandes idioties et pour qui les journalistes ont la plus grande mansuétude voilà bien un exemple de bacchettono un col blanc lisse et hypocrite un moralisateur Pelé est un fonctionnaire du football qui jamais n’a levé une équipe à lui tout seul une équipe jugée faible il a eu la chance de jouer auprès de joueurs presque aussi bons que lui dans l’une des meilleures équipes de tous les temps mais maintenant Pelé parce qu’il représente Mastercard ou je ne sais quelle compagnie mondiale se croit obligé de pérorer et de juger du haut de son piédestal personne ne dit qu’il s’exprime pour rien ou pire pour dire des stupidités que l’on accueille comme pain béni Platini aime le pouvoir donc il sera corrompu lui aussi on est contre le pouvoir ou avec le pouvoir il n’y a pas d’alternatives mais Platini n’est pas un bacchettono il ne juge pas les autres joueurs ce n’est pas le grand inquisiteur moi j’ai répondu sur le terrain parce que je voulais que Pelé comme Havelange son grand copain ils comprennent que cette coupe du monde était mienne et que personne ne pourrait me la voler pas celle-là comme a écrit un journaliste

Ei koskaan historiassa jalkapallon pelaaja on ollut yhtä tärkeää kuin vaikutusvaltainen kuin Maradona ratkaisevana hänen maajoukkueen Diegon tämä suunnitelma oli enemmän Argentiinassa Pele Brasiliassa

se ei ollut minä joka sanoi, että se ei häntä minun ja hänen jälkeen lopullinen voisin sanoa, että olen iloinen jättäneen mielipidettään tästä on todiste siitä, että meillä on hyvä tiimi ja pan'll opettaa heille Pele ja kaikki Bacchettoni tekemässä on Menotti joka parhaiten kommentoinut minun ottelu Englantia vastaan, sanovat hänen aina yllättävää kieli

Diego on yhteenveto sisältämän geneettisen informaation historiassa Argentiinan jalkapallo on tuote historiasta kansa ja sen perinteet on ihanteellinen prototyyppi on luultavasti täydellisyyteen että yksi ihminen

Menotti En ole varma, että yhdistys on koskaan ollut hyvä, mutta mitä olen varma, ettei kukaan ymmärtänyt minua parempi ihminen yhteenvedon sisältämän geneettisen informaation historiassa Argentiinan jalkapallon hän n ' Menotti että puhua ja ymmärtää mitään, mutta mielestämme se on älykäs tämän jälkeen ottelussa Englannin olin tunsin vakuutti minut kanssa itse, että oli harvinaista tarpeeksi huomannut mutta minun nilkka alkoi todella satuttaa minua varten välierässä vastaan ​​Belgia Leikin vasen kenkä neljä suurempi kuin minun ja useat kortisoni injektioita ja muita rauhoittavia lääkkeitä, joiden riippuvuus Barcelona, à Naples et en équipe d’Argentine commençait à se ressentir sur ma santé et notamment sur mon poids mais ça personne ne me le disait à l’époque si j’ai ainsi vieilli prématurément si mon poids était un yo-yo lancé dans une course folle si peu à peu je me suis accoutumé à utiliser des drogues afin de calmer ma cheville Goicoetchea et mon dos si j’ai accepté tout cela c’est pour jouer jouer encore qu’aurait été ma vie si je n’avais plus pu jouer si j’avais passé mes journées à regarder mes coéquipiers du fond de l’infirmerie je ne pouvais pas ne pas assumer mon rôle j’étais le Pibe de Oro que diable j’avais cette infinie conscience de mon rang en tant que footballeur de mes responsabilités sur le terrain de mon devoir vis-à-vis de mes coéquipiers et vis-à-vis de mon public je n’ai jamais voulu déroger à mes responsabilités contrairement à d’autres qui passent leur temps à se cacher sur un terrain je voulais être à Villa Fiorito mais déjà à 9 ans quand on m’interviewait j’avais cet air sérieux et responsable qui ne me quittera jamais cette fierté dans les yeux cette sûreté en mon jeu non pas en moi malheureusement je n’avais pas cette sûreté concernant ma personne et cela me jouerait des tours mais sur le terrain j’étais le Pibe de Oro hors du terrain j’étais moi et je n’aspirais qu’à une chose retourner sur le terrain et si pour cela j’avais dû acheter toute l’Italie je l’aurais fait parce que là sur le terrain j’étais moi-même et que là mon ombre ne me dictait plus sa loi sur le terrain j’étais le capitaine j’étais proche de Dieu hors du terrain rien ne me différenciait des autres gens Dieu était absent sur le terrain la joie et la légèreté de jouer et marquer hors du terrain la pression et des responsabilités pour lesquelles je ne suis pas fait je ressemble à cet albatros heureux dans les airs et si penaud à terre après ce match contre l’Angleterre j’ai vraiment pensé que nous pouvions aller jusqu’au bout et Jorge Valdano qui avait douté de cette équipe au début y a cru aussi il est devenu persuadé comme moi à cause de moi à cause de ce second but qui avait été pour Valdano un vrai but venu de dieu

kun Diego teki Englantia vastaan ​​Maalintekijäksi merkittiin joka on tullut symboli kansainvälisten jalkapallo olin hänen puolellaan päällä ja olen mukana kanteen ensimmäisen kumppanina ja mahdollinen vastaanottimen pass sitten nopeasti katsojana kiehtoo pelin jälkeen suihkussa Diego kertoi minulle, että kaikissa toiminta hän oli yrittänyt tilaa puhua pallon laittoi minut asennossa viereen, mutta hän ei ollut löytänyt ja niin oli poissa, kun nälkää jotenkin hän hermostunut, että hän oli aikaa ajatella ja saada minut, kun hän ei näyttänyt aika ratkaista välittömiä ongelmia harhautuksen joka onnistui minulle se oli uskomatonta kuuntelemisesta yhtäkkiä tunsi puolella hyvin vaatimaton jalkapalloilija

mutta hän ei ollut silloin Valdano Burruchaga minulla oli kaksi suurta luutnanttiensa alalla ja näin ottelu Belgiaa vastaan ​​oli vain muodollisuus joissakin sanomalehdissä pääesiintyjänä ensi Maradona 2 Belgia 0 se ei ollut hyvä muu joukkue ja se oli järkyttää minua ja pettynyt toimittajaa koskaan todella vihainen minulle tässä ottelussa Belgiaa vastaan ​​Odotin kärsimättömänä se oli kosto 1982 ensimmäinen kokonaan väliin ottelu, jossa valmentaja Guy Thys kesti pincer tällä kertaa se oli hyvin erilainen itse asiassa se oli päinvastainen ah tämä vuotias belgialainen noita en hyvä, mutta ei pidä pisteen antaa hänen toivoa toistaa kahdesti saman laukaus alusta lupasin kuulostaa maksu minun liian suuri kenkä ja minun kortisoni injektioita kaikesta ylpeänä, että oli koskaan valittaa ja pian sen jälkeen lentävän lähdön avattaessa pitkin rangaistusalueen linjan minulle minun pallo ja minä teki ensimmäisen maalin toisessa oli helpompaa ei ollut auki, koska se oli henkilökohtainen toiminta I kuljetteli ja minä sijoitettiin neljä belgialaista Guy Thys sanovat myöhemmin

En tiedä mitä tehdä vastaan ​​ulkomaalainen

olimme lopullisessa Saksaa I järjestettyjä lopullinen peli Lothar Matthaüs merkitty minua tiiviisti ja olin väsyä pelasin tiimi palvelun ja kun saksalaiset palasi 2-2 à la fin du match je n’ai pas eu peur j’ai senti la force en moi qui ne demandait qu’à s’exprimer elle était là tapie il m’en restait encore un peu suffisamment pour faire basculer le match d’un coup de rein d’un coup d’œil et d’un coup de patte j’ai propulsé Burruchaga vers le but une ouverture lumineuse pour un troisième but qui nous donnait la victoire lorsque j’ai vu la balle entrer lentement j’ai eu envie tout d’un coup d’être à Buenos Aires nous étions champions du monde c’était la victoire suprême je réalisais complètement mon rêve j’ai le souvenir d’une joie très intense mais peut-être pas aussi forte que je l’aurais pensé sur un plan personnel du moins j’ai rarement été aussi heureux que durant le mois qu’a duré la Coupe du monde et quand le succès est arrivé il m’a paru presque naturel je suis alors monté vers la tribune présidentielle et j’ai pris la coupe des mains de Joao Havelange il m’a regardé avec son complice Sepp Blatter et j’ai bien vu que ce n’était pas le plus beau jour de sa vie mais il ne pouvait pas faire autrement moi je n’en avais que faire ce qui l’a emporté surtout au moment où j’ai reçu la Coupe du monde c’est le sentiment de devoir partager partager avec les Argentins je crois qu’on ne peut pas imaginer ce que le succès a représenté pour le plus grand nombre d’entre eux mais un autre peuple a ressenti un immense sentiment de fierté les Napolitains car c’était un peu leur victoire c’était leur fierté à eux petits Napolitains pauvres bruns et honnis du reste de l’Italie de posséder Maradona dans leur équipe ma victoire était la leur et après avoir fêté à Buenos Aires cette Coupe du monde c’est Naples qui m’a reçu en héros j’étais encore dans l’euphorie du Mexique du stade Aztec quand je suis arrivé à Naples pour réaliser avec Naples pour réaliser les mêmes exploits qu’avec l’Argentine je voulais hisser Naples au sommet de l’Italie de l’Europe que sais-je encore je voulais le meilleur pour ce peuple tant habitué à perdre et qui enfin se sentait prêt à vaincre même le destin à Naples j’étais connu et reconnu j’habitais maintenant sur la colline de Prosilippo et je n’en sortais que la nuit pour oublier toute la pression de la journée la nuit j’aurai voulu être anonyme je ne demandais qu’une chose être tranquille et cela m’était refusé quelqu’un comprendra-t-il un jour que je ne demandais pas grand chose juste être tranquille et vivre ma vie avec ma famille et mes amis cette tribu si chère à mes yeux parce qu’elle était une Villa Fiorito microcosmique et reconstituée pendant sept années que je vivrai dans la cité parthénopéenne jamais je ne pourrai marcher tranquillement dans la rue ne serait-ce que descendre la grande rue devant chez moi ou humer l’air oxygéné de ma colline je serai assiégé oh oui ils m’aimaient ces chers Napolitains mais moi ce que je voulais c’était mener une vie simple et boire un verre avec mes amis et cela mon destin me l’interdisait je ne sortais qu’en voiture et la nuit et là comme on me reconnaissait je n’avais de cesse d’échapper à mon ombre ce Pibe de Oro qu’on tentait de toucher de palper d’appréhender comme une chose sacrée je ne cherche pas d’excuses je veux juste qu’on comprenne que cette vie cette gloire que je devais assumer n’était qu’une prison et que seul le terrain me redonnait confiance en moi le terrain où Diego et Maradona faisaient un le terrain où je donnais de la joie le terrain où tout ce qui m’était interdit au-dehors me paraissait possible le terrain une aire de liberté un petit paradis pour moi alors que la vie la vrai vie n’était qu’un enfer qu’y a-t-il à vivre en enfer il n’y a pas de vie en enfer il n’y a que la recherche d’un sens ce sens pauvre de moi ce sens je l’ai cherché dans les paradis artificiels parce que de toute façon les paradis hors du terrain ne pouvaient être qu’artificiels j’ai beaucoup de mal Ardeur mon cœur j’ai beaucoup de mal à voir tout cela de manière logique il est sûr que le tempérament sud-américain a besoin de faire la fête de sortir en boîte de nuit mais moi moi j’étais bien sûr comme ça et je ne le nie pas le pourrais-je ce que je nie c’est l’inéluctabilité qui a entouré mon histoire d’amour avec Naples ce que je nie c’est cette fatalité qui m’a plaqué au sol tout près trop près de mon ombre à Naples la cocaïne est partout il est impossible de vivre à Naples à un certain niveau de popularité ou de richesse sans avoir à faire à ces hommes que l’on dit d’honneur qui constituent la camorra? Ensimmäisenä vuonna minut kutsuttiin yksityisille tahoille heti kun astuin jonnekin laumoista valokuvaajien maksama että en tiedä, että Jumala tuntee laumoista valokuvaajat ottaa kuvia minusta toisten miesten kanssa men of Honor kun menestys oli napolilainen sanoen palatessani Meksikosta heti otin joukkue heti kun olen ollut Argentiinan kaksi luutnanttia brasilialaisen Careca Giordano ja olimme Magica tänä vuonna 1986 qui a été celle de tous les succès j’ai été plus prisonnier que jamais de Naples des hommes d’honneur de Ferlaino et de mon image durant cette troisième saison lorsque la presse m’interviewait je répondais à la troisième personne en parlant de moi-même il a marqué un beau but il a fait un bon match d’aucuns ont trouvé cela prétentieux je ne me prenais pas pour Dieu pour César ou je ne sais qui d’autre Dieu le sait mais je voulais échapper à ma propre image cette ombre qui me collait au corps et qui se faisait grandissante jusqu’à m’étouffer m’empêcher de bouger un peu comme les ailes de l’albatros est-ce qu’une autre vie aurait été possible je ne le sais Dieu le sait Dieu sait tout mais moi sorti du terrain je ne savais rien ou pas grand chose ce qui n’était pas suffisant n’avez-vous donc jamais lu avec un grand bonheur des livres d’écrivains dont la vie semblait un pauvre brouillon quelqu’un peut exceller dans son art et être profondément maladroit dès qu’il en sort je n’avais aucune accointance avec les hommes d’honneur mais je savais une chose ils n’étaient pas des bacchettoni ils n’étaient pas des gens bien comme il faut mon erreur aura été de croire qu’ils faisaient parti de la gente pendant cette troisième saison Naples va tracer un sillon profond et indélébile sur l’Italie ce sillon portera mon nom Diego Maradona Naples champion d’Italie qui gagnait aussi la coupe d’Italie c’était pour les Napolitains plus beau qu’une Coupe du monde c’était la prophétie de Totonno qui se réalisait

hän on, hän on mitä halusimme kuin odotimme sen hänelle, että olemme rakentaneet tämän vanhan unohdettu Jumalan kaupunki, jonka sydän sykkii kiistanalainen

c’est moi il Pibe de Oro sur le toit du monde et si seul c’est la déchéance qui guette celui qui est au sommet la nuit du titre tout Naples est entrée en ébullition ah que cette joie des Napolitains faisait plaisir à voir tout Naples fou déchaîné ivre parti dans un carnaval dionysiaque qui a duré sept jours sept jours où la terre s’est arrêtée de tourner et où j’ai été sanctifié tout cela avait été parfaitement orchestré par les hommes sans nom qui ressemblent à une pieuvre et qui étendent leurs tentacules dans les recoins les plus fermés rien ne leur échappe et comment moi si naïf si emprunté hors du terrain aurai-je pu prévoir et éviter leur mainmise ce sont les bacchettoni qui se gausseront de ce destin cela les fera rire ils l’avaient prévu eux eux qui soupirent en avouant qu’un grand sportif n’est rien s’il n’est pas exemplaire l’exemplarité qu’est-ce que c’est je ne le sais plus ils ne le savent pas non plus Dieu le sait ma quatrième saison fut harassante on parlait beaucoup trop de moi de mes frasques et de ce fils présumé qui était exhibé dans la presse on parlait peu de football nous avons échoué pour le titre mais les Napolitains restaient confiants ils disaient mieux vaut un seul scudetto ? kuin leijonat voitti kaksikymmentäkaksi ansaituista Agnelli mutta ensi kaudella Näytin väsymys en voinut mennä Guillermo Coppola minun uusi aine oli täysin masentunut minut

mitä hän sanoi hämmästytti minua oli, että hän ei ollut makua mitään hän aikoi koulutukseen ja sitten ambled kotiinsa katsella videoita koko päivän ja yölläkin se oli kuin vanki omassa kodissaan kysyin häneltä, mikä oli väärin, hän sanoi hän ei saanut elää normaalia elämää, koska fanit joskus ihmiset kiipesivät puihin kadulle nähdä hänet Napoli kotiinsa oli luvattu parempaa suojattu koti säilyttää yksityisyytensä, mutta hän ei ollut koskaan tullut

j’étais à bout des nerfs excédé par toute cette pression qui me dépassait il me fallait de plus en plus de cortisone de plus en plus de traitement et de plus en plus de fêtes jusqu’au petit matin car de plus en plus je ressentais cette pression lorsque j’étais sur le terrain oui même sur le terrain je sentais mon ombre grandissante je la voyais qui allait me happer cela ne faisait aucun doute aussi à cette époque j’ai cessé d’aller aux entraînements mais chaque dimanche je prenais sur moi j’étais toujours le meilleur et si mes entraîneurs comprenaient quelquefois difficilement quelquefois plus facilement que j’avais besoin d’air mes partenaires eux comprenaient très bien car ils auraient tout donné pour que je sois à leurs côtés le dimanche c’est tout ce qui comptait pour eux que je sois bien pour jouer le dimanche alors si je devais me passer d’entraînements de toute façon ils savaient que je n’en avais pas besoin la tactique tout ça c’est moi qui l’inventais et eux ça leur suffisait mais Ferlaino a commencé à montrer son vrai visage celui d’un président qui comme tous les présidents prenait les joueurs pour des employés mais moi j’étais le Pibe de Oro alors je n’étais pas un employé j’avais tout donné à cette ville j’attendais un minimum de considération je ne demandais pas grand chose et je faisais toujours mon boulot mieux que personne alors je suis allé voir Ferlaino dans son bureau je lui ai dit il faut que je change d’air je n’en peux plus j’ai aimé cette ville comme elle m’a aimé mais maintenant que l’empire est bâti je veux partir Ferlaino il m’a regardé dans les yeux et il m’a dit je vois ta détermination Diego il m’appelait encore Diego c’est drôle non mais gagne la coupe d’Europe d’abord et tu auras ton transfert Bernardo Tapia tuli luokseni hän kertoi minulle juuri Marseilleen olet hiljainen Haluan voittaa Euroopan Cup ja haluan tehdä teille ja halusin mennä Bernardo Tapia sillä näytti hyvältä ja oli tulostus piloting hänen yksityinen lentokone joten kun Ferlaino sanoi voitettuaan Cup ensin Euroopan ja saat siirron jälkeen, kun ajattelin, että tämä Euroopan cupin se kuuluu teille, ja käytin voittaa I remotivé olen saanut puhua tämän voiman, joka oli minulle Villa Fiorito koska olin tuntenut ensimmäisen kerran, 3 vuotta Minulle tarjottiin ensimmäinen pallo ja olin maannut ja voitimme Euroopan cupin puolivälierissä jälkeen uuvuttavaa vastaan ​​Juventus ja menetti yhden matkalla 2-0 sanomalehdet otsikoitu Maradona oli ollut liian nopeasti hänen joukkuetoverinsa, mutta toisella osuudella me kaikki pelataan samalla nopeudella ja voitimme 3-0 välierässä vastaan ​​Bayern München minne mennä teimme 2-2 où j’avais joué avec six infiltrations et où Beckenbauer avait dit même sur une jambe Maradona est trop fort et pourtant Beckenbauer c’est plutôt rare qu’il encense un joueur s’il n’est pas allemand en finale contre Stuttgart j’ai donné trois passes décisives et marqué un but sur cinq buts marqués par notre équipe j’étais heureux vraiment heureux de ce nouveau succès mais maintenant Ferlaino devait tenir sa promesse oui il devait tenir sa promesse je suis parti en Argentine me reposer et quand dans les journaux j’ai découvert que Bernardo Tapia était venu à Naples et était reparti les mains vides alors là j’ai refusé de retourner à Naples et c’est là que tout a commencé je me suis marié avec Claudia parce que je l’aimais et pour être un bon père pour mes deux petites filles adorées Giannina et Dalma on a critiqué mon mariage alors qu’à la même époque Borg se mariait avec autant de fastes seulement moi on ne me passait rien parce que bon nombre de gens importants n’étaient pas invité j’avais rassemblé toute l’équipe de Naples tous mes amis des amis de longue date de Villa Fiorito et Esquina le village de mon père des paysans de la campagne napolitaine et des pêcheurs de Margellina que j’avais rencontrés et qui m’avaient emmenés sur leur bateau j’ai tout payé des millions de dollars pour qu’on forme tous une immense Villa Fiorito au Luna Park de Buenos Aires les bacchetoni me sont tombés dessus oui j’étais un nouveau riche oui j’avais des goûts dispendieux oui je m’amusais à aucun sportif ou artiste avant moi on a autant reproché d’être soi-même un homme simple sans éducation et fier de son engeance et de ses amis pendant ce temps à Naples il s’en passait de belles je voyais bien qu’une campagne s’organisait contre moi j’ai pensé que mes proches ma famille mes amis n’étaient plus en sécurité dans cette ville une bille d’acier avait transpercé le pare-brise de ma voiture l’appartement de ma sœur avait été mis à sac tout était fait pour m’intimider on ne voulait pas que je parte on me dit que les Napolitains se sentaient trahis par ma volonté de partir mais moi je leur avais tout donné je savais que je ne pourrais pas faire plus j’étais à bout de forces à cette même époque Il Mattino publiait une photo de moi avec une famille camoriste prise des années plus tôt alors que j’avais accepté de venir à une soirée en mon honneur c’est aussi à cette époque que j’ai su que Ferlaino avait des actions dans Il Mattino je sentais le piège se refermer le nord de l’Italie voulait ma peau et si on réussissait à détruire mon image c’était tout bon pour Ferlaino et les nombreux publicitaires qui me devaient des fortunes d’ailleurs le Napoli fut très rapide pour mener une action en justice contre la diarma ma compagnie de production et Ferlaino qui avait dit à la presse Maradona continuera de jouer à Naples ou ne jouera plus nulle part nulle part j’étais cerné alors je me suis encore remotivé parce qu’une échéance arrivait une nouvelle Coupe du monde alors j’ai rappelé cette force j’ai sondé mon cœur et je crois que c’est là oui c’est là la première fois que je me suis laissé aller à l’introspection parce qu’il n’y avait plus de il ou de Diego il y avait l’incommensurable blessure qui ne demandait qu’à s’ouvrir et à m’engloutir j’ai dit Ardeur mon cœur et Naples a gagné un nouveau championnat Naples fut moins heureuse mais je voulais lui montrer que je l’aimais que je l’aimais mais que je n’en pouvais plus alors après ce titre je me suis retiré dans une clinique spécialisée afin de retrouver ma forme de 1986 Valitettavasti maksoin kaikki minun pyrkimyksiä minun irstas elämä näitä särkylääkkeitä ja jatkuvaa kipua nilkan ja takaisin takaisin ja nilkan pääni ruuvipenkkiin minun jalkapallo ruuvipenkkiin elämässäni ruuvipenkkiin joka puristaa ruuvipenkin En tiedä Jumala tietää ja tuomitsemaan eläviä ja kuolleita World Cup pelataan Italiassa se oli melkoinen haaste lopullinen haaste itselleni itseäni niin paljon kuin minun faneille Bilardo oli vielä valmentaja, mutta monet ystäväni oli väsynyt tai eläkkeelle Valdano oli poissa ja Burrachaga takaisin vahinkoa aloitimme huonosti vastaan ​​Kamerun jotka hakkasivat meitä 1-0 après j’ai joué comme on agonise une vraie agonie un combat contre moi-même contre mon ombre contre l’ombre de moi-même chaque match se jouait sur le fil du rasoir et l’Argentine avait de la chance Dieu ne m’avait pas abandonné contre le Brésil au second tour j’ai senti ma force tenter de se frayer un chemin en moi je l’ai laissée s’exprimer et en une échappée en un coup de patte je suis redevenu il Pibe de Oro j’ai offert un but venu de nulle part à Caniggia mon complice qui remplaçait Valdano nous avions le droit de rencontrer l’Italie à Naples je me suis totalement retrouvé pour ce match j’étais chez moi près de mes chers Napolitains et j’ai imprimé le rythme de cette rencontre nous nous sommes qualifiés grâce à mon tir au but que je tirais en dernier toujours en dernier pour prendre mes responsabilités mais alors je ne sais pas si j’avais su cette finale restera comme un cauchemar Caniggia n’était pas là suspendu par un arbitre qui appliqua le règlement à la lettre Burruchaga était loin de sa forme et moi avec ma cheville et ma cortisone je n’en pouvais plus pendant les hymnes l’Italie a hué l’Argentine je ne pensais pas que c’était possible huer mon pays je n’en croyais pas mes oreilles c’est vrai que nous ne jouions pas bien c’est vrai que je représentais Naples c’est vrai que nous avions éliminé l’Italie mais là ce fut un vacarme assourdissant la caméra qui filmait les équipes alignés s’arrêta sur moi j’ai dit hijo de puta? et tous les Italiens ont lu sur mes lèvres mon ressentiment à leur encontre le match fut vide sans intérêt loin du jeu loin de Villa Fiorito nous défendions et ne pouvions pas faire grand-chose d’autre nous défendions et tenions tête aux Allemands qui ne réussissaient rien de bon non plus et il a fallu ce penalty très généreux à quelques minutes de la fin un penalty donné offert pour la réunification de l’Allemagne un penalty sifflé par le gentil monsieur Codesal tiens tiens mais monsieur Codesal qui n’avait jamais arbitré à ce niveau n’était-il pas le gendre de monsieur Havelange le foot n’existe plus seule la politique prime et même la politique n’existe plus seule l’économique prime mon rêve d’un deuxième succès s’écroulait sous les coups de boutoir du pouvoir el gente avait depuis bien trop longtemps droit à la parole il fallait que je perde il fallait éliminer le Pibe mes pleurs furent vus par des millions de téléspectateurs car l’Italie sifflait encore l’Argentine les Portègnes étaient désignés du doigt comme des gens peu fréquentables je pleurais et je ressemblais à Parthénopée l’une des deux sirènes qui aurait tant voulu serrer Ulysse dans ses bras et qui s’était perdue puis échouée dans la baie de Naples même mon chant était inutile mon chant n’était plus qu’un chant du cygne

Tulet kävellä minulle kehoni varjonsa kirjoitti runoilija hyvin sitähän Diego Maradona kertoi tai muuten en tiedä kovin hyvin, kuka on kuka hävisin nastat joka on tehnyt minun identiteetti tiedän ulkoapäin ihmiset luulevat, että olen useita mutta en koskaan lakkasi olemasta köyhä lapsi varttui Villa Fiorito ja jotka vain halunnut pelata jalkapalloa en halua itkeä ja minä eivät halua itkeä enää ei ei Sanon vain Ainiin Diego Maradona on minulle se on minä, joka on paennut Italian varas joka päivä Maaliskuu 1991 je devenais paranoïaque on m’en voulait quelques traces de cocaïne trouvé dans mes urines après ce match harassant contre Bari quelques traces remontant à quatre cinq jours c’est ce que diront les médecins les médecins je les tiens en horreur et c’est pour ça c’est pour ça pour quelques traces de cocaïne personne ne voulait m’aider j’attendais que le sort vienne me sortir de là j’attendais un signe du destin que quelqu’un vienne et dise viens Diego on s’en va tu vas voir ailleurs il fait beau et tu auras un terrain un petit terrain caillouteux où tu pourras jouer avec tes copains c’est ça jouer avec ses copains un terrain à Villa Fiorito pas d’arbitres pas de FIFA pas de journalistes juste la joie de taper dans le ballon pas d’enjeux pas de responsabilités et pas de pression Diego étouffe laissez-le respirer faites place mais non rien ne venait alors je me suis enfoncé longuement profondément Ferlaino il en porte la responsabilité il n’a pas voulu que je parte pourtant moi je disais je criais laissez-moi partir laissez-moi je vous ai tout donné je n’en peux plus j’attendais qu’on me tende la main et comme rien ne venait la cocaïne elle venait la cocaïne elle était partout à Naples plus je m’enfonçais plus il y en avait j’en avais plein les poches j’étais malade j’étais malade je l’ai crié et on a entendu coupable et on m’a condamné il y avait très peu de temps que la cocaïne était considérée comme un dopant et il n’y avait que quelques traces mais ceux qui nous gouvernent ont dit coupable et on m’a jeté aux orties et moi je voulais tellement jouer je ne pouvais rien faire d’autre je ne savais rien faire d’autre on a pris Maradona et on l’a foulé aux pieds le faisant passer pour un salaud oh Maradona n’était pas un saint il n’a jamais rien revendiqué de tel n’est-ce pas Maradona mais oui Diego tu le sais bien toi que je ne suis pas un saint Maradona il voulait juste écouter Diego le petit Dieguito qui était resté pour tout le monde le Pibe de Oro le petit gamin qui avait eu trop tôt la conscience de soi la conscience de ses responsabilités la conscience d’être moi-même que penseront Giannina et Dalmita de tes écarts Maradona je ne voulais plus entendre parler de rien j’avais levé la main et dit aidez-moi et on avait refermé le couvercle sur ma tête et fait la sourde oreille j’avais dit je suis prisonnier de Naples de Ferlaino de la pression de moi-même j’ai toujours été prisonnier de moi-même seul avec cette seule idée de ma propre perfection qui m’isolait encore plus et plus encore Maradona était mort la FIFA l’avait enterré pour quinze mois quinze longs mois où j’ai dû supporter un traitement terrible des psychologues se pressaient à mon chevet et je devais raconter ma vie comme si on ne pouvait pas comprendre ce qui m’avait amené jusque-là comme si ça ne se voyait pas comme le nez au milieu du visage j’étais malade on ne sait pas ce qu’est la maladie avant d’être malade et la maladie isole renforce l’isolement j’avais l’impression que personne ne pouvait m’aider et je ne sentais plus Dieu puisqu’on m’avait enlevé ma seule joie le terrain j’avais tout donné à l’Argentine même à Barcelone et à Naples tout Naples avait disputé 22 ottelut ilman minua välillä 1985 ja 1990 Hän oli voittanut kuusi mutta nyt en ollut makua mitään olin tyhjäkäynnillä ja mitä he sanovat psykologit lopussa niiden analyysiin on sisällyttävä Maradona jalkapallo lopulta he sanoivat hänen hoito johdolla johtajansa Ruben Navedo paluuta jalkapallo oli perusajatus hoidossa hän ei voinut hyväksyä tällaista laskua täyden ympyrän oli täydellinen Ruben Navedo viettänyt kolmanneksen ajastaan kanssani en koskaan tullut intiimi hänen kanssaan en tiedä jos hänen työnsä on kantanut hedelmää, hän sanoi

ensimmäisen vaiheen hoito keskittyi halu palata jalkapallon toiseksi tarvetta ladata perheessään kokaiinia oli tehnyt hänestä menettää aihe kunnossa koko uransa hän oli idealisoitu kohteen ja halvennetaan se hän oli löytänyt aihe ehto ja kautta hänen palata jalkapalloa ja luottaen hänen perheensä hän vähitellen takaisin tämän

joten yritin tulla takaisin, mutta minun vanhoja luita olivat yhä vaikeampi tukea minua tunsin täyttä vaikutusta minun unettomia öitä punnitus itseäni niin tulin takaisin ja sitten vasemmalle ja palasi sitten Sevillan ja Newell n Old Boys sitten ei mitään oh tämä kaikki ei ollut hyvin tärkeä, jossa oli tekosyitä, koska halusin pelata uudestaan, mutta ei kestänyt mitään paineita erityisesti mestaruuden vuosi oli liian pitkä liian pitkä ja pelko uusiutumisen oli liikaa en halua mennä loppuun itse en tunne tätä voimaa jaksottaista kastella minulle voimaa, joka oli pitänyt minua päälle niin kauan on varmasti kutsutaan pyytämien hänen varjonsa sitten oli kohtalon oikku, että Argentiina oli kadottanut peli päät folio kokonaan vastaan ​​Kolumbia on karsintaottelussa maailmancupin 1994 0-5 varastettua kuin emme ole nähneet vuosikymmeniin ja brittejä vastaan ​​yksi rakas Etelä-Amerikan vihollisia olin katsomoissa monumentaalinen stadionin Buenos Aires siinä pelissä argentiinalaiset olivat stadionilla ja tiesi, että olin hyvin kaikki näkevät pisteet vaarallisesti lisätä näkemään tappion musertavasti meistä alkoivat huutaa pitkään Diegoooooo Diegoooooo kaikki alkoi laulaa sitä pitkin kuoro kertosäe elämäni tämän kuolematon ja loputon tango Volver

Oletan tuikkivat valot

että etäisyys ilmoittaa palatessani

takaisin ryppyinen otsa hopeiset aikaa lumen aika

tuntuu, että elämä on vain henkäys

että kaksikymmentä vuotta ei mitään / että kuumeinen ilmeen vaeltava joukossa varjot

etsii sinua ja soittaa sinulle

elää sielu kahlittu makea muistia

Itken taas

c’était beau et long comme un souvenir qui revient à la surface sans qu’on l’ait appelé long et beau comme le chant d’une sirène échouée alors j’ai dit Ardeur mon cœur parce qu’effectivement je ne pouvais pas finir comme ça alors à cette équipe qui se cherchait j’ai insufflé mon supplément d’âme parce que ça personne ne me l’avait enlevé j’étais gros j’étais lent mais j’avais toujours ce supplément d’âme que tout le monde m’enviait depuis toujours et j’ai donné des couleurs à cette équipe d’abord je l’ai qualifié contre l’Australie ô mon Dieu dire qu’elle était obligée de jouer contre l’Australie ce match du rachat de la dernière chance pour pouvoir aller en Amérique l’Argentine devant jouer sa place à quitte ou double j’ai dit Ardeur mon cœur j’ai dit personne ni les psychologues ni la justice corrompue de ce pays ni les Ferlaino Havelange ou Nunez ne pourront m’enlever ça mon supplément d’âme personne ne pouvait rien faire contre ça dès que j’entrais sur un terrain je redevenais Pelusa le Pibe de Oro Diego tous les gosses du monde entier ils n’en avaient rien à faire de ce que j’avais fait en dehors du terrain eux ils disaient Diego est de retour alors j’ai dit Ardeur mon cœur ô ça je n’en manquais pas je n’en avais jamais manqué mais là j’en avais besoin et plus que jamais alors je me suis rendu comme un bon élève dans une clinique privée de Montevideo tenue par une sorte de sorcier j’avais besoin d’un peu de magie un médecin chinois du nom de Liu Cheng là je me suis soumis à un régime c’était la première marche vers mon retour un régime draconien durant huit jours en parallèle à des exercices respiratoires je prenais un jus d’orange au petit déjeuner, liemi ja kaksi porkkanaa lounaalla teetä makuista ja illallisen lounas en ollut koskaan syönyt niin vähän jopa Villa Fiorito vielä missä me olleet rikkaita, kun Papa Chirito murskattu eläinten luista koko päivän meidät syömään hyvin, en ollut koskaan syönyt niin vähän hävisin 11 kg yhdessä viikossa 4 ensi viikolla on sitten poistua tämän klinikan tapasin Cerrini hän sanoi voivansa kirjoittaa uudelleen Minulle se oli kehonrakennus opettaja olin hyvin kaukana tästä maailmasta hänen I Olen edelleen pakko pitkä paino koulutustilaisuuksien useita kertoja viikossa sitten liittyy minun fyysinen valmentaja Signorini päässä Barcelonasta eräs lähimmät ystävät Omar Sivori lapsuuden idoli sanoi

Kävin kaksi tuottoja Maradona Sevillassa sain tunne nähdä entinen pelaaja nyt näen pelaaja kaikki varansa

nous nous sommes retranchés dans une ferme en pleine pampa pendant de longues semaines nous avons vécu complètement isolés du monde j’ai aimé être à ce point isolé c’est la première fois que j’ai aimé à ce point être seul j’étais seul avec le plus grande ambition de ma vie montrer que le Pibe de Oro n’était pas mort ce fut pire que la clinique du docteur Liu Cheng pire que les séances de musculation avec Cerrini ce fut le dénuement le plus total c’est Signorini qui avait tout décidé il y avait une vieille télé toute déglinguée pas d’eau chaude et nous écoutions la radio dans la journée il voulait que l’on reparte de tout en bas de Villa Fiorito j’y ai cru et lui et Cerrini m’ont concocté un programme de fou j’ai travaillé comme jamais je n’avais qu’un seul but livrer ma dernière bataille montrer au monde que je n’étais pas un bandit et là-bas au fond de la pampa quand je me rasais le matin à l’eau froide je pensais à mon père qui broyait les os d’animaux à Esquina pour nous faire vivre j’avais faim j’avais à nouveau faim de victoires Signorini il me connaissait bien il savait ce qui me convenait je n’aurais dû écouter que lui il n’aimait pas Cerrini ils s’engueulaient tout le temps au sujet de ce qui était bon pour moi ils n’étaient pas d’accord sur les méthodes Cerrini ne voyait que l’apparence le look déformation professionnelle sûrement il avait l’habitude de préparer les gens à être beaux à paraître Signorini lui savait que le football n’était pas le body-building et qu’il faudrait bien plus que paraître en bonne forme pour tenir les matches successifs que demandaient une Coupe du monde pendant de longues semaines nous avons mené un rythme de fous nous courrions tous les matins dans la pampa j’étais couvert comme en hiver alors qu’il faisait bon je devais perdre ces kilos trop visibles et trop encombrant il fallait aller au bout de moi-même pour réussir ce dernier pari il fallait que mon physique soit acceptable pour que je puisse laisser s’exprimer cette force unique qui était toujours en moi j’ai puisé puisé tout au fond de moi pour offrir aux gens au gente cette joie que moi seul était capable de donner et tout le pays était en ébullition cette cure fut intense et personne ne pourra m’enlever la force que j’en ai retiré personne ne pourrait dire Diego Maradona est un petit gros qui se traîne sur le terrain parce que le terrain il m’appartenait j’ai retrouvé l’équipe d’Argentine ma tant aimée celle qui ne m’avait jamais déçue celle qui était restée dans mon cœur l’équipe était formidable Redondo Caniggia Batistuta nous faisions peur et j’avais faim nous sommes arrivés à Boston un port un de plus alors je me suis dit ici ici je vais repartir de zéro et reconquérir le monde le gouvernement argentin essayait déjà de me récupérer ah ces politiciens je les hais s’ils savaient comme je les hais Menem il ne m’avait jamais tendu la main quand j’ai été arrêté à Buenos Aires Menem a fait l’indifférent encore un qui n’a pas voulu voir ma main tendue personne n’a voulu la voir alors quand Menem a voulu nous récupérer j’ai dit maintenant ça suffit nous allons gagner la Coupe du monde et je la ramènerai à Buenos Aires mais pas au palais présidentiel j’irai la porter au domicile d’Ernesto Sabato parce que lui aussi il tend la main c’est l’un de nos plus grands écrivains et Menem il fait l’indifférent Ernesto Sabato il n’a pas de quoi manger la voilà la vérité mais évidemment Sabato il ne rapporte rien à Menem moi Sabato j’ai lu son livre El Túnel? je n’aime pas l’hypocrisie des politiques et des puissants j’ai passé ma vie à me battre contre leurs injustices alors Menem il peut aller se faire voir Sabato il me soutiendra lorsqu’on finira de m’achever mais c’est une autre histoire alors pour notre match contre la Grèce j’ai senti ma force revenir mais je savais que je ne pourrais pas tout faire seul alors je me suis aidé de Caniggia et Redondo un triple une-deux dans un espace extraordinairement réduit et un but un but comme on en voit plus une action collective extraordinaire et mon tir dans la lucarne un moment intense une extase un bonheur fabuleux que je suis allé partager avec le monde en hurlant ma revanche à une caméra et aux millions de téléspectateurs devant leur télévision j’étais de retour et je voulais que ça se sache je voulais dire que Maradona méritait toujours l’amour du peuple el gente mais j’étais devenu lent et au lieu de remercier Dieu et de sauter vers lui pour le remercier je suis resté à raz de terre au niveau humain là où tout est analysé commenté et jugé je me suis moi-même livré aux bacchettoni après nous avons encore battu le Nigéria qui faisait figure d’épouvantail nous étions très forts nous faisions peur les puissants se sont dit mais ce Maradona ne l’avons-nous pas tué définitivement une fois déjà ne devait-il pas revenir mais en piètre forme ne devait-il pas être inoffensif maintenant ils ne comprenaient pas que Maradona ait pu redevenir le Pibe de Oro j’étais devenu lent mais mon influence sur le jeu ma science du jeu mon emprise sur mon équipe mon toucher de balle ça aucune suspension au monde ne me l’enlèverait jamais j’étais plus lent et mon ombre en a profité et m’a rattrapé Cerrini me donnait des concentrés énergétiques à boire et l’un deux acheté aux Etats-Unis où ces produits sont autorisés dans tous les sports contenait de l’éphédrine ce 30 kesäkuu 1994 säilyy mustin päivä minun olemassaolon Fernando Signorini tuli tapaamaan minua omassa huoneessa kun olin napping Fernando Signorini lähestyi minua pudisti olkapäätä hellästi hän tiesi vihasin että heräämme hän kertoi minulle juuri

kaikki on ohi he tappoivat meille dopingista on positiivinen Nigeriaa vastaan

Sain jalkani tajusin, kuka olin ja missä olin huusin, että se oli epäreilua, että olin tappoi minut koulutukseen eivätkä he voineet tehdä tätä minulle ja yhtäkkiä näytti Signorini hän seurasi minua silmistäni näki minut romahdus on kuin maailma romahtaessa minua olen käpertyneenä sängylle ja itkin kuin olisin koskaan huusi elämäni Signorini hän ei tiedä mitä tehdä, hän anna minun itkeä FIFA mainittu uusintarikollisuutta ryhtyisi rikolliseen mutta mitä kokaiini- ja efedriiniä on jotain tekemistä minun World Cup 1994 Yhdysvalloissa oli tärkein vaihe urallani oli todistaa voisin palata minä romahti huomasin mukana jotain En ymmärtänyt tein miljoona uhrauksia ihmiset ja saapuessa voisin tarjota heille turhautumista kaikki tietävät en tarvitse pölvästi minua soittamaan tämän tavoitteen Kreikkaa vastaan ​​on vain koskettaa kosketus on synnynnäinen nyt näen, että pelaajat ottavat vain kuusi kuukautta kuusi kuukautta ovat positiivisen nandrolonin on steroidi vaikka ilmassa oi miksi minun pitää ajatella niin ilmassa koneessa, joka tuo minut Boston sanon Bravo onnittelut en tiedä, ovatko he halusivat tappaa minut, mutta jos olisimme halunneet emme olisi voinut toimia toisin Caldere Espanjan international positiivisiksi efedriiniä kuten minä kisojen aikana 1986 hän keskeytettiin yhden pelin, ja vain lääkärin valtuuskuntansa oli rangaistaan ​​ankarasti en ollut tehnyt mitään edes FIFA sanoo mietinnössään paljon myöhemmin 24 Elokuu aikana virallisessa kokouksessa Zürichissä FIFA sanovat, että en ollut syyllistyneen teki tietoisen seosaineen mutta viholliseni oli voittanut Lennart Johansson ja presidentti Euroopan jalkapalloliitto ja Antonio Matarrese liittovaltion presidentiksi Italian veloitetaan minun kohdallani en kuitenkaan ollut syyllinen, mutta tuomittiin olin yksin kuin Juan Pablo Castel au moment du verdict seul face au monde moderne j’ai été condamné parce que j’ai toujours nié la sphère de la réalité la seule réalité que j’ai jamais admise est celle du terrain où mon imagination était reine la réalité hors du terrain m’a piégé parce que je n’y ai vu qu’une satisfaction du symbole que j’étais j’ai évolué entre l’imagination et le symbole sans jamais me soucier de la réalité en pensant toujours que l’imagination et le symbole suffiraient à tout résoudre j’étais un dieu sur le terrain mais en dehors du terrain je n’étais rien moi je croyais que j’étais toujours un dieu même là j’ai toujours été loin de ces jeux d’adultes la réalité comme on l’appelle je n’ai jamais pu supporter l’injustice mais à force de l’avoir invoquée elle s’appliquait à moi peut-être bien que même maintenant les bacchettoni ont tort peut-être bien que je suis un exemple l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire qui a dit qu’un exemple devait être exemplaire qu’étais-je sans le football qu’était Diego Maradona un gamin venant d’un bidonville nommé Villa Fiorito vous connaissez Villa Fiorito allons un petit effort de mémoire c’est là que les gens pleins d’enthousiasme chantent jusqu’à s’en faire péter les poumons

Pelkään kokouksen

palaavat menneisyyden

kohdata elämäni

Pelkään yön

te probladas muistoja

kahle unelmani

mutta matkustaja, joka pakenee

Ennemmin tai pysäyttää hänen kävellä tamprano

ja vaikka unohdettu, joka tuhoaa kaiken

Hän tappoi vanhan unelman

Jatkan piilotettu nöyrä toivoa

jossa se on kaikkien onni sydämeni

on peut y voir toute la joie de sa population enfantine toute la solidarité des gens pauvres toute la simplicité d’un jeu le jeu de football mais si vous la connaissez vous l’avez vue à chacune des mes actions et de mes buts c’est là qu’en lévitation d’un geste j’efface mon ombre Ardeur mon cœur le plus dur commence la vie normale Ardeur mon cœur l’étoile Maradona a rejoint le ciel des souvenirs point final pour un nouveau départ et une vie d’adulte Ardeur mon cœur mais elle sera toujours là qui donc demandez-vous vous devriez le savoir maintenant Ardeur mon cœur elle sera toujours là et elle fera toujours la nique aux bien-pensants aux institutions Ardeur mon cœur vous n’y pouvez rien elle sera toujours là enfouie mais présente adoucie mais prodigieuse mais qui direz-vous qu’est-ce donc là c’est l’enfance et ses souvenirs l’enfance et ses joies l’enfance que rien ne peut déraciner Ardeur mon cœur même adulte je resterai un enfant Ardeur mon cœur même adulte je resterai l’enfant de Villa Fiorito Ardeur mon cœur point final

 

 

olettamus

 

Tunsin, että maailma jaettiin : En enää elänyt kirjoitti Octavio Paz ? määritellä siirtyminen maailman lapsen maailmaan aikuisten. Ja äkillinen, väkivaltainen ja peruuttamaton muutos sää, jonka seurauksena. Uusi aika on lopussa ylimääräisen uskossa, että kansoittavat lapsuuden, kun maailma on lumottu, söivät sisältäpäin mielikuvitus. Jokainen mies asuu että arpi ja näin kuilun, joka jatkuvasti uhkaa avata.

Maailma näkee meidät nousu on edelleen alhaisempi aitous ja mysteeri kuin kuvittelemme. Lapsi ei ole vielä imeytynyt maailma, mutta se imee. Realiteetit ovat virtuaalisia, koska se ei mahdu niihin. Näin lapsen maailma on vain katkelmia todellisuudesta aikuisten ; nousta, juoma, syödä ... Mutta pelaaminen on tietenkin lapsen tunnuslauseena. Lapsen elämään perustuu peli, joka nopeasti tullut, hänelle, harjoituskenttä muut. Ei oppimisen maaperää aikuisiässä ajattelemme liian usein, vaan että lapsen elämää. Koska lapsi ei ole vielä ratkaistu lisäämällä sekuntia, minuuttia ja tuntia tai, joka tapauksessa, pidä aikuisille. Ei ole määräaikaa hänelle. Hänen aikansa on aika, jonka katumusta puuttuu.

Jokainen ihminen tuntee maailman siirtyminen lapsuudesta maailmaan aikuisten. Diego Maradona ei ole tiedossa. Hyvin varhaisessa hän oli tietoinen, kuka hän oli. A 9 vuotta, Hän vastasi vakavuuden ministerin toimittajille, joka pyysi häntä, jos hän oli unelma : Oikeastaan ​​minulla on kaksi : ensimmäinen on pelata MM, toinen voittaa.

Ruskea kiharat CSS alas pullea kasvot niin levinneet urakka, niin täysipainoisesti mukana hänen suosikki peli, se on henkeäsalpaava ja jatkuvasti kyseenalaistaa : mitä lapsi voi syntyä aikuinen ? Kuka opetti tätä lasta niin huono, syntynyt Etelä-Amerikan hökkelikylässä, seisomaan ja, pitkä ja ylpeä, jo olettaen koko yrityksen on menossa kaksi vuosikymmentä ylistää sitten talloa ?

Mutta jotain vielä outoa tai paradoksaalinen - jos paradoksaalinen avulla, odottamatonta - on vaikeus, että Diego Maradona näyttää elää omaa yksityiselämäänsä. Se on aina aikuisen jalkapallokentällä, tietoisia sen arvosta, kaikissa haasteet ja tukee kaikkia vastuut, mutta aina tulee olemaan kapinallinen lapsi ja epäjohdonmukaisia ​​elämässä, kun hän on poissa pelistä, tavoitteensa (pelata ja voittaa maailmancupin) ja taakka. Logiikka ja varmuus Maradona ei sisällä ulkopuolella pelialueen joissa niillä ei ole määritelty tehtävät.

Korjasin Maradona tietoisuus on Maradona iässä 3 kun hän sai ensimmäisen pallo. Tästä ensimmäisestä lelu, hänellä on identiteetti, ja vastuu tästä identiteetin.

Kuvittelin Maradona kipua todistus pojasta, joka, yhtäkkiä, rakastui jalkapallopelin näki ihmeellinen arabesques tämän Argentiinan poika, joka oli lähes ikänsä ja että maailma on jo nimeltään Golden Child.

Ehkä aikuisiässä on osoitus. Koska lapsuuden kuvat ovat edelleen olemassa sitkeästi ja esimerkillinen, erityisiä ja oireenmukaista, hautautua kasoista velvoitteita samalla unelma takaisin tuoreus ja spontaanius.

Lapsuus on aika, jolloin kaikki on rakennettu. Ja ehkä jopa hieman enemmän.

? sipulit

? Lapsi kulta

? Grilli

? laiha

Stadionilla Boca Juniors Buenos Aires.

? Jalkapallo Death

? halveksiva aikavälin Espanjan slangi eteläamerikkalaiset.

? Voi äiti, äiti, äiti

Tiedätkö miksi sydämeni lyönnit ?

J'ai vu Maradona. J'ai vu Maradona

Voi äiti, Olen rakastunut (kirjaimellisesti : rakkaudessaan)

? Lapsi kulta

Maradona parempi kuin Pele.

?

Joukkue osti / Mutta tämä mies on hieman demoni / Ja tarvitset enemmän kuin sata ihmisiä lopettamaan / Maradona parempi Pele. Heillä on niin, että me c ... siitä / Maradona tekee meistä unelma / Tuo otsikko tässä kaupungissa ... / olet Maradona vesi tukee meitä / Sinä Napoli / Poistaa kaikki häpeä, joka ympäröi tämä kaupunki / et voi epäonnistua / meille olet veli, isä, äiti / Ton Argentiina on täällä / Emme voi odottaa / Vihdoinkin kostaa ...

? Kansainvälinen jalkapalloliitto

? Falklandin ovat Argentiinan

? napolilainen slangi, bacchettono on tuomitseva.

? Tehokas Napoli mafian

Magica : Maradona, Giordano, kalju

? Championship.

Bernard Tapie silloinen puheenjohtaja Olympique de Marseille.

? Poika P ...

paluu (paluu) Alfredo Le Pera sanat kuolemattomiksi Carlos Gardel

? Tunnel. Seuil.

Sankari kirjan Ernesto Sabato, Tunnel.

Pidättäytymään Takaisin :

Pelkään löytää

Menneisyyteni joka palaa

Mitata jopa elämääni.

Pelkään, että pitkiä öitä

asutuilla muistoja

Yhdistin unelmointi.

Traveller joka pakenee

Ennemmin tai myöhemmin pysähtyy matkalla

Ja jos unohtaa, joka tuhoaa kaiken

Tappoi unelmani menneen

Siellä on piilotettu minulle nöyrä hehku

Ainoa rikkaus, joka jää sydämessäni.

 

? The Present Quest. puhe Tukholma. Gallimard.

Jätä vastaus

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